06 mars 2010

Message de Service. Le blog est de retour.

J'ai dû disparaître, et personne n'a voulu m'expliquer pourquoi. Mais ça m'a été dit sur un ton qui ne souffrait aucune contradiction. Dommage que c'est Clément qui me l'ai ordonné, parce qu'user d'un ton pareil avec moi, ça m'excite. A n'importe qui d'autre j'aurai demandé de me donner la fessée en me traitant de gourgandine. Mmmh...
Enfin bon, me voilà de nouveau autorisée à vous parler de mes fesses (je vois franchement pas où était le problème, c'est pas comme si j'avais de la cellulite) et bientôt le blog de Calixte mon adorable frère, Clément mon détestable fiancé et Gabriel mon tendre toyboy va revenir en ligne.
A bientôt!

24 février 2010

J'aurai toujours un doute. 1/2



Ça c'est passé il y a plus d'un mois déjà, mais je pense que cette nuit-là va me hanter encore longtemps, tant elle s'est déroulée de manière étrange. Cauchemardesque même.

Imaginez :

Par un samedi bien frisquet je suis arrivée à Epernay pour assister au "baptême" du raton-laveur Népochodonosor. Comme je m'y attendais puisque j'étais en retard, j'ai trouvé Latal et mon Calixte déjà présents dans le salon.
Calixte était hilare, Cl'm plutôt blafard et les lèvres pincées.
Je me suis dit cool, il lui est arrivé un truc naze, Népomachin lui a vomit dessus ou un incident bien déplaisant. J'ai vite déchanté quand Calixte m'a pris dans ses bras et m'a susurré, tout contre l'oreille avec une voix super excitante :

-"Devine qui dort dans ton lit ce soir ?"
-"Toi ? "
Il m'a mordillé le lobe de l'oreille, alors j'ai cru que ce serait lui, et j'étais contente, j'aime bien dormir avec Calixte, sauf quand il parle. Il dit de ces cochoncetés dans ses rêves...
-"Non, Clément!" m'a soufflé mon détestable frangin en prenant des accents d'un érotisme totalement innaproprié pour annoncer une nouvelle aussi affreuse.
-"Et moi je dors où ?" J'ai soupiré en me dégageant de ses bras.
-"Ah ça pour savoir qui prend quel côté du lit, Mère a dit qu'elle vous laissait vous débrouiller, et que vous ne feriez croire à personne qu'après tous ces mois ensemble vous n'avez pas encore commis le péché de chair."
-"Elle ne l'a pas tourné exactement comme ça." a grogné Latal en se resservant une coupe de Champagne.
-"Tu veux que je lui répète les propos exacts ?"
-"A la réflexion on s'en passera, ça ne sera pas la première fois que belle-maman adorée fait référence à la cuisse légère de sa fille et au fait que je suis censé faire mon affaire dans l'équivalent gratuit du tunnel sous la manche, niveau circulation."
-"Goujat."
-"Réaliste."

Il est inutile de préciser que je ne lui ai pas adressé la parole de la soirée. D'ailleurs, je me suis arrangée pour avoir toujours du liquide à absorber. Histoire d'être certaine de ne pas réaliser à côté de qui je devais passer la nuit.

La soirée c'est plutôt bien passée, sauf quand j'ai dû prendre Népumochose dans mes bras et le présenter au prêtre, ce con a encore essayé de manger mon décolleté. On pourra lui reprocher beaucoup de chose, comme d'être gros et moche mais il a un goût certain en matière de haute-couture.

Quand je me suis résolue à monter jusqu'à ma chambre, Mère avait mis Népusimone au lit depuis plusieurs heures déjà, le pauvre était malade. Clément, lui, avait pris congé depuis une demi-heure. Et il avait pris mon côté préféré, celui avec le dildo rose bonbon sous l'oreiller.
Je me suis mise en nuisette super vite, au cas où il se réveillerait (et vu l'état dans lequel j'étais ça a été super dur de le faire sans tomber) et je me suis allongée bien au bord du lit en lui tournant le dos et en évitant de vérifier si il avait mis un pyjama ou pas. Je l'avais déjà vu tout nu, mais rien que le toucher quand on est tout habillés c'est dégoutant, alors j'avais pas envie de toucher sa bite par erreur.

Tout tournait délicieusement et j'allais m'endormir quand la voix de Clément a fait :
"Framboise"
"Foutez moi la paix" j'ai répondu.
"Vous avez été particulièrement infecte ce soir."
"Qu'est ce que ca peut vous faire ? Ce n'est pas votre raton-laveur qu'on baptisait."

Et là au lieu de répondre, il s'est retourné et il m'a pincé les fesses.

Ca m'a fait un effet monstre.

Surtout qu'il a tout de suite laissé glisser ses doigts tous chauds contre ma chatte. Je sais pas ce qui m'a pris, je l'ai laissé faire, c'est mon fiancé certes, mais c'est pas une raison pour se permettre de coller ses sales doigts partout. Mais je devais être vraiment saoule parce que je me suis cambrée pour qu'il rentre un peu en moi. Il a profité de cet instant de faiblesse pour se coller contre moi, passer son autre main devant, m'attraper un tétons et le pincer. J'ai failli protester que c'était infect de me faire du bien comme ça venant de lui, mais ses lèvres brûlantes dans mon cou on arrêté net mes protestations, à la place, j'ai gémi. Il a remplacé sa main entre mes jambes.

J'avais déjà vu qu'il bandait en douce en me matant les seins à Amalfi cet été, mais ça m'avait pas vraiment excité, alors que la sentir toute dure contre mon popotin avec juste la soie de ma nuisette entre nous, ça m'a donné envie de l'empoigner et de la faire rentrer encore plus profond.

Je me suis retournée pour l'embrasser à pleine bouche. Au lieu du frisson de dégout qui aurait dû me parcourir (d'habitude il a toujours les mains super moites, et les lèvres trop sèches, c'est une torture quand on doit faire semblant de s'aimer en public), j'étais presque surprise de sentir mon dos se cambrer pour que sa pression se fasse plus insistante.

J'ai saisi les doigts qui pinçaient mon téton en retenant un gémissement et...

Et pour la suite vous allez attendre un peu.
Je sais pas si je veux aller vomir ou me masturber mais vous raconter ça, ça me fait vraiment tout bizarre.

21 janvier 2010

Si je ne blogue pas...

... C'est parce que je travaille !



(Mais ça ne devrait plus durer très longtemps...)

03 janvier 2010

La Butch de Noël (j'ai pas pu résister...)

J'ai un oeil au beurre noir...

Hier matin j'ai eu un fou-rire toute seule en maquillant l'autre oeil dans les mêmes tons, ça me faisait ressembler à une émo-girl atteinte de Parkinson. Après j'ai démaquillé et j'ai camouflé à l'anticerne, j'avais un rendez-vous galant et pas vraiment envie de raconter comment j'avais attrapé un cocard. Mais à vous je peux le dire n'est ce pas ?

En fait, j'ai, comme beaucoup de monde, fêté le nouvel an. Ma bonne résolution du 31 décembre était de rester assez sobre pour me souvenir le lendemain à qui j'avais roulé des pelles au moment des douzes coups. J'ai été aidée en cela par le fait que Gabriel m'a prêté une demi-douzaine de tenues Lacroix, que je lui ai promis de porter à toutes les occasions ce mois-çi où il y aurait des gens suffisement au fait pour apprécier le geste. Comme je n'ai passé le réveillon ni avec Griotte, David et les autres, ni avec Phryne (elle est plutôt Prada et elle m'avait invitée à une soirée à thème : Barbie... j'en ai marre des adultes qui jouent à la poupée, et en plus les Barbies s'habillent en Lagerfeld il paraît). J'ai mis une robe rose, car c'était une soirée à thème Rose, guère mieux que Barbie, je vous le concède, mais les participants avaient nettement plus de conversation que les anciennes copines de couvent de Phryne.

A minuit vingt (il y avait plein de monde et certaines embrassades ont duré plus que d'autres) je suis allée me changer pour pouvoir profiter de la soirée (j'ai mis une mini jupe en skai rose et je sais que Gabriel ne m'en voudra pas,car j'aurai eu l'air fin à danser avec la robe, et ce petit bijou aurait surement mal résisté à mes déhanchements) et à 6 heures du matin, je suis rentrée chez moi, laissant ma tenue Lacroix aux bons soins de mon hôte jusqu'à ce que je sois assez claire pour la ramener chez moi sans l'oublier à l'arrière d'un taxi.

En pénétrant dans l'appartement et au travers de mon brouillard éthylique, il m'avait bien semblé apercevoir deux formes allongées sur le canapé. Ah mince des cambrioleurs, j'ai pensé, mais au lieu de hurler, j'ai juste fait l'effort de me souvenir que Candice avait organisé son réveillon avec quelques amis à l'appartement. Ces deux là étaient donc sûrement des locataires provisoires (d'ailleurs on a rarement vu des cambrioleurs faire la sieste chez leur victimes à 6 heures du matin).

Le temps d'ôter mon top et ma jupe et je dormais.

Vers 14h30 fraîche comme une fleur séchée, je me suis dirigée vers la salle de bain. Saluant au passage d'un "bognagnnée" les trois personnes qui prenaient leur café au salon.
Candice m'a répondu quelque chose que j'ai pris comme une proposition à les rejoindre ensuite pour le café, j'ai dis oui oui, et je suis entrée dans la salle de bain.

Je venais de refermer la porte tout en baissant ma petite culotte quand j'ai réalisé que je n'étais pas seule.
Il y avait un homme.
Nu.
Il était devant le lavabo, un peigne à la main. Il me tournait le dos et il me regardait par l'entremise du miroir. J'ai pas perdu mon sang froid, il avait les épaules bien développées, que je serais bien allée mordiller, des biceps au galbe impeccable lui faisant des bras dans lesquels j'aurai adoré tomber et des fesses qu'il aurait fait bon d'aggripper pendant une partie de jambes en l'air. Ses cheveux noirs et dru à demi-coiffé n'appelaient que les caresses et son visage tel que je l'apercevais dans le reflet embué renvoyé par le miroir avait une prestance mâle mise en valeur par d'épais sourcils bien dessinés et une mâchoire volontaire sans être trop prognathe.

J'allais minuader quelque chose en finissant de laisser tomber ma culotte à mes pieds quand il s'est retourné et m'a souri.
- Aaaaah, j'ai crié en constatant quelque chose d'horrible.
Et sans plus de cérémonie, j'ai  ouvert la porte et pris mes jambes à mon cou, oubliant que j'avais la culotte aux chevilles et j'ai fait un vol plané dans le couloir, réussissant le tour de force de me donner un coup de poing dans ma chute.


Quand j'ai repris mes esprits j'étais allongée sur le canapé, Candice m'éventait avec un magazine, et les deux jeunes femmes que j'avais aperçu sur le canapé la vei... au matin, l'encadraient,  leurs regards pleins d'inquiétude.

En me redressant j'ai failli m'évanouir à nouveau, appuyé sur le dossier du canapé et me surplombant, l'homme était là, les biceps scintillants bien dégagés et une bretelle de soutien-gorge dépassant de son marcel.
- Je t'avais prévenue qu'il y avait quelqu'un dans la salle de bain, a soupiré Candice. Tu n'étais vraiment pas réveillée.
- Gné ton grand frère ? j'ai soupiré refermant les yeux, ça devait être une illusion d'optique.
- Framboise...
- Je vais peut être aller lui chercher de la glace , elle a l'air sonnée a tonné la voix au dessus de moi.
- Non merci Monsieur, je vais lécher? J'ai murmuré en tentant d'ouvrir un seul oeil pour me débarrasser de la vision en trois dimensions qui déformait le torse de l'homme de la salle de bain (l'autre oeil, effectivement, commencait à gonfler)
Mais même avec une seule rétine et en regardant de côté, il avait toujours des seins, et quand il me souriait, un peu gêné, sa légère moustache tremblotait sur sa lèvre supérieure.
-Framboise, tu ne peux pas te lécher l'oeil et tu délire un peu je crois. On devrait appeler un médecin. a suggéré Candice.
- Gnon, ça ira, je vais juste dormir. Vous avez fait une soirée trans hier ?
- Non, juste une soirée entre filles, pourquoi ?
- Ton copain de la salle de bain il t'a piqué un soutif' et il a pas de zizi.
- Bon j'appelle le docteur, a soupiré Candice, tu as vraisemblablement des problèmes de vision, mon copain, c'est Annette, ma petite amie. J'aurais aimé te la présenter d'une autre manière.

Et moi j'ai dit :

"Ah, Bonne année Monsieur"
Et j'ai fait semblant de m'évanouir à nouveau.

(Mais depuis que le médecin a dit que j'allais très bien, Annette ne me parle plus)

20 décembre 2009

Zombies et latex et Orlando Bloom


- "Candice ! Candice ! Faut que je te raconte un truc !"

Elle a levé la tête de son bol de muesli et a jeté un oeil à sa montre.

- "Tu as 5 minutes et 27 secondes."

Je me suis assise à califourchon sur une chaise à côté d'elle et je lui ai raconté:

- "Alors cette nuit, j'ai rêvé que j'étais dans un centre commercial avec que des sex shops. C'était trop bien, y'en avait sur deux étages, et pas que du Ann Summers tout timide avec des uniformes d'infirmières aux jupes trop longues et des slips mangeables pas très bons.
J'étais avec Griotte et Chlamydia, et on regardait un tas de trucs géniaux, genre des boules de geisha phosphorescentes et des cockrings en or massif avec des diamants, trop classe.





J'étais en train d'essayer un costume de catwoman sadomaso - j'aimais pas trop, mais elles avaient besoin de voir ce que ça donnait, et Chlamydia pouvait pas rentrer dedans à cause de ses seins trops gros et Griotte avait déjà un costume de Candy perverse, et ça lui allait trop bien, je voulais pas qu'elle le retire avant que j'essaie de la lécher sous ses jupons - et y'a ce type qui commence à nous regarder. Chlamydia elle me dit :  "Eh Framboise t'as un fan, il te fait de ces yeux!!" alors j'ai regardé et vraiment ce type il me regardait avec des yeux de poisson mort, à demi-caché derrière un rayonnage plein de gode à glitter. Je le voyais pas bien, et je me suis dit, ok, il a des yeux tout bizarres, mais il a peut-être une conjonctivite et à part ça il est baisable.

Alors pour le faire sortir j'ai commencé à me dandiner sur la musique qui passait, c'était Revolver de Madonna. Et Griotte a fait pareil, elle se frottait contre moi avec sa petit robe de Candy toute mignonne et je la frenchais en suivant le mouvement. Comme appeau c'est impeccable, le mec, il est arrivé tout près, mais là on s'est rendu compte qu'il était tout vert et qu'il bavait.

"Merde, il a la grippe", Chlamydia a crié, comme elle était déguisé en Xena elle lui a filé un coup de fouet pour l'éloigner, et la tête est tombée. Là, Griotte elle a fait "Aaah c'est un vampire !!" alors moi je l'ai corrigé, j'ai dit "Mais non, c'est un zombie" elle m'a dit "Ah ouais t'as raison, il sent mauvais et il ne brille pas, ca craint ici, on se casse ?"
On est sorties mais dans le hall c'était pire, tous les clients s'étaient changés en zombies. Franchement un mort-vivant, c'est moche.

On essayait de se diriger en douce vers la sortie quand ce type est arrivé vers nous en courant, avec au moins dix zombies qui le poursuivaient au ralenti en faisant des bruits de chatte trop mouillée. Et le type, c'était Orlando Bloom, je lui aurais bien demandé s'il était venu là pour acheter des dessous sexys pour sa copine mais il avait l'air d'avoir super peur, il s'est même caché derrière moi.

Chlamydia elle s'est moqué de lui, en disant que c'était bien la peine de shooter de l'orque et de se fighter avec Johnny Depp à longueur de blockbuster pour faire pipi dans son slip à la vue d'une douzaine de bouts de chair avariée.


 Mais elle a pas pu continuer à se moquer parce qu'on commençait à se faire encercler. Bloom était derrière moi, il trépignait en disant "We're done, we're all gonna die, oh Jesus, oh Jesus, we're done for it !" c'était un peu chiant. Alors pour qu'il arrête de geindre et qu'il se préoccupe plutôt de ce qu'il avait sous le nez, genre mon popotin dans du latex, j'ai fait un super front kick en ellipse avec mon talon de botte bien coupant!  Fwiiii et tout les têtes des zombies sont parties, j'étais trop fière de moi, et je me suis dit que ça avait du bon d'avoir la cuisse légère et de beaucoup privilégier l'Andromaque comme position.
Orlando était trop impressionné derrière moi, il a fait "Wow!". Je sais pas si c'est parce qu'il venait d'apprécier mon geste ou le galbe de mes fesses mais je me suis dit, c'est bon, c'est le moment je me suis retounée et...

- Et ?

- Rien, je suis tombée de mon lit, ça m'a réveillée.

- Et tu bois quoi le soir pour faire des rêves pareils ?

- Rien hier soir, c'est juste que ca faisait longtemps que je devais répondre à un test sur les zombies pour Gabriel et ça me titillait.

- Ah. c'était passionnant, surtout au petit déjeuner, à froid. Mais la prochaine fois pour me raconter mets une culotte. Sympa ton épilation américaine, j'aurais jamais pensé à me faire la chatte en fleur de lys.

- Ah çà, c'est rien, j'ai perdu un pari. Je te raconte ?

Mais elle était déjà partie...

Ce billet répondait à la chaîne de Gabriel

"You are in a mall when the zombies attack. You have:

1. one weapon.

2. one song blasting on the speakers.

3. one famous person to fight alongside you. "

Je la repasse, s'ils en veulent à Vicky et Al John.

15 décembre 2009

Petite Annonce



Je m'ennuie.

Depuis que Griotte s'est lancée dans les webcams sex elle n'a presque plus de temps pour moi et, quand elle vient, elle veut essayer des nouveaux sextoys sur moi, c'est pas toujours agréable. Mes autres copines ont toutes des boulots, y'en a même qui se marient et font des enfants, franchement... Je ne sais pas ce qui leur prend.

Et ma coloc Candice, n'en parlons pas, un vrai courant d'air, et je dois souvent lui faire la conversation en stéréo, moi dans une oreille, son téléphone portable dans l'autre.

Alors je me suis dit que moi aussi j'allais trouver un emploi.

Un bien.

Mais j'ai pas trop d'idées...

Je voudrais un travail pas trop fatiguant, où je pourrais voyager, mettre des jupes pas trop longues et avec un patron femme, célibataire et hétéro histoire de pas me faire virer au bout de trois semaines parce que j'ai ou j'ai pas voulu coucher avec (des fois ils veulent mais ils sont moches ou il sentent la sueur, et c'est moi qui veut pas alors ils me virent et des fois, je leurs fais des gâteries et Madame l'apprend et n'est pas contente alors il me virent.)

Enfin, si vous avez des idées, faites m'en part, parce que là j'ai pas trop envie de demander à Père, il déjà assez d'ennuis comme ça.

04 décembre 2009

La chute de la Maison Hurtebise- 2

La température de la pièce a chuté d'une bonne dizaine de degrés. En tout cas je me suis mise à claquer des dents bien malgré moi.

Mère s'est levée, au ralenti, comme dans les films où le dragon surgit de sa grotte et qu'on s'y attendait vraiment pas du tout ( et alors on se cache la tête entre les jambes de son voisin, mais là j'étais toute seule).
Ses yeux scintillants comme des glaciers en feu étaient dardés sur moi. Je me suis empressée de me baisser pour ramasser les morceaux.
- "Ne.La.Touche.Pas." a  tonné Mère sans prendre la peine d'élever le ton (j'ignore comment elle fait mais on entendait même les majuscules)

J'ai battu en retraite en évitant soigneusement son regard façon iceberg. Je me sentais soudain aussi maniable qu'un Titanic. Dans ma fuite à reculons j'ai fait tomber un coussin Kelly et j'ai marché dessus, le cri de la soie déchirée sous mon talon a transformé la bouche de Mère en un mince, très mince fil.

C'en était fini de moi.

- Dans.Ta. Chambre. Immédiatement.
- Mère, j'ai 26 ans. J'ai tenté, dans un souffle alors qu'elle se rapprochait dangereusement.
- Et ?

Je me suis retenue très fort de taper du pied en gonflant les joues, ça lui aurait donné raison, à la place j'ai trépigné discrètement en disant "Gnagna gna " et je suis pas allée dans ma chambre pour la peine.


J'ai foncé au grenier, dans l'ancienne salle de jeu. Seule pièce épargnée par l'ouragan décoratif Kelly.
J'ai entendu Mère m'appeler. Elle avait du vouloir m'amener une Bible dans ma chambre, que je me repente.
J'ai pas répondu. J'ai juste attendu qu'elle aille passer ses nerfs sur quelque chose d'autre. A en juger par les éclats de voix, c'est André, son chauffeur, qui a essuyé la tempête. Je dois lui envoyer des chocolats.

J'étais assise sur un coffre à jouet en train de jouer avec les Ken de Calixte (enfin les miens, mais comme il me les volait, c'est les siens maintenant) (je vous raconte pas ce que je leur faisais faire) quand j'ai entendu un léger grattement à la porte. Ça faisait deux heures que j'étais là et à part une légère envie de pipi, tout allait bien.
J'ai fait comme si je n'y étais pas.

- "Mademoiselle Hurtebise ? C'est moi, Gontran." (plus ou moins je majordome/homme à tout faire de la maison). "Vous pouvez descendre, votre mère est partie. Anne-Lise vous a préparé à manger et je peux vous emmener à la gare avant qu'elle ne revienne."
J'ai entrouvert la porte, au cas où ç'aurait été un piège, j'ai confiance en Gontran, mais Mère peut être tellement persuasive. Gontran était seul, il avait l'air un peu fatigué.
- "Ou est-elle ?"
- "Un cocktail. Elle ne reviendra pas avant quelques heures. Vous avez le temps de vous restaurer avant de partir."
- "Le temps..." Ais-je murmuré tout en descendant les escaliers. Gontran qui me précédait s'est tourné vers moi, l'air méfiant.
- "Gontran, ramenez les sacs poubelles, on va à la déchetterie."
Il n 'a pas mis plus de 5 secondes à comprendre.
- "Mais vous n'y pensez pas ! Nous restons nous ! Anne-Lise et moi allons nous faire renvoyer dans la seconde où elle découvrira que tout a disparu. "
- "Bien sûr que non. Vous avez votre soirée si Mère n'est pas là n'est ce pas ?"
- "Oui..."
- "Eh bien donnez moi ces satanés sacs poubelles et emmenez Anne-Lise au restaurant. La facture fera foi et la faute retombera sur moi. J'avouerai, promis. "
- "Mais, je..."
- "Sinon je raconte à Père que..."
- "Bien bien. N'inventez pas plus loin. Je vous amène ça."

Je me suis donc retrouvée avec mes sacs poubelles à errer dans la maison. Anne-Lise et Gontran m'ont jeté un regard désolé en partant . Je me sentais comme une héroine au corset en cuir et aux sandales à lacet qui partait au devant d'une armée de trolls et d'une mort certaine pour sauver ses amis les gentils lutins des bois. Une heure de promenade plus tard, l'héroine en que j'étais commencait à en avoir assez de traîner ses sacs pleins de coussins, portraits et autres monstruosités commémoratives. La récompense c'est que la maison retrouvait une apparence décente. (J'ai pas vraiment les même goûts que mes parents, mais avant la folie de Mère, l'ensemble était assez sobre et homogène, ce qui n'est déjà pas si mal.)

Une fois ma tâche accomplie j'avais posé au milieu de l'entrée quatre grands sacs à faire disparaître loin et vite. J'ai foncé au garage, le vieux vélo de Calixte était toujours là, je suis allée enfiler un jean et des baskets (oui pédaler en microjupe et talons aiguilles c'est dangereux, et j'avais pas envie de filer mes bas) deux aller-retours plus tard, les sacs étaient en sécurité dans les toilettes automatiques du skate park de derrière l'église. Joie et bonheur à celui qui est passé après ma visite pour se soulager la vessie.

Avant d'appeler un taxi pour m'emmener à la gare j'ai laissé un petit mot sur un guéridon, j'ai longuement hésité sur le contenu, j'allais pas dire : "Maman, je t'aime". Dire ça c'est tabou et en plus c'est pas très vrai. Alors j'ai écrit :  "Mère, je suis sûre qu'un jour vous comprendrez." Et pour faire comme un bisou, j'ai laissé une empreinte de rouge à lèvres comme signature.

Je n'ai pas eu de nouvelles depuis mais, d'après Gontran, elle se sert de ma brosse à cheveux et de mon petit mot pour faire du vaudou avec ses copines de bridge. Ça expliquerait peut-être pourquoi tous mes ongles cassent un à un cette semaine.

01 décembre 2009

La chute de la Maison Hurtebise-1.

En pénétrant dans la demeure parentale, récemment désertée par Père, j'ai compris qu'effectivement il y avait un léger problème.


Bon soyons honnête, je le savais déjà. Depuis la "disparition" de Kelly, son chihuahua, Mère n'a plus toute sa tête. Mais c'est tellement plus simple de se voiler la face.
En tout cas moi je trouve.
Mais là, c'était un cas de force majeure.
Du genre grave.
Du genre "Il faut sauver le soldat Calixte".
Oui, parce qu'avec toutes ces histoires c'est lui qui a récupéré Père. (Techniquement tout ce petit monde loge plus ou moins chez mon "fiancé" Clément, mais lui on s'en fout.)
En apprenant la fuite de notre géniteur, samedi, j'ai pris sur moi et je me suis rendue à Epernay, au Domaine.
Et comme je l'expliquais quelques lignes plus haut, j'ai bien vu que Père n'exagérait pas.
Je suis passée par la porte de la cuisine histoire de pouvoir évaluer l'étendue des dégats avant de me lancer dans la mission que je m'étais assignée : rendre Mère à la raison. (ou rendre sa raison à Mère, au choix)

La cuisinière m'a accueillie d'un regard sombre. Sur une photo imprimée sur le devant de son tablier, Kelly, elle, me fixait d'un regard canin, larmoyant et légèrement taché de sauce au vin.
J'ai salué le plus courtoisement possible (la cuisinière pas la photo de Kelly), et je me préparais à lui dire que j'allais essayer d'arranger ça quand Mère est arrivée (elle ne va que rarement en cuisine mais je suppose que son sixième sens l'y a poussé dès qu'elle a senti ma présence).

-"Tiens Framboise, ça faisait une éternité. Tu as besoin d'argent ?"
J'ai choisi d'être directe.
-"Non, le cas échéant, j'aurais juste téléphoné à Père. Mère, je suis venue vous parler. Il y a quelque chose d'assez important dont je souhaiterais discuter avec vous."
-"Tu es enceinte ?"
Ca m'aurait presque semblé plus simple...
-"Non, Mère, il faut parler de Père. Ça ne peut plus continuer ainsi."
La cuisinière a soudain eu l'air très occupé.
" Si c'est ton père que tu cherche il est sûrement dans son bureau."
"Mère. Père est parti. Il habite chez Calixte depuis deux jours.Vous n'avez pas remarqué ?"

Il y a eu comme un blanc.
Mère a cligné des yeux. Deux fois de suite. C'est rare.
La cuisinière s'est doucement raclée la gorge. J'ai pris Mère par le coude et je l'ai emmenée dans le petit salon... Pardon le salon Kelly. Nonobstant les yeux qui me piquaient à chaque fois que mon regard croisait une photo de la chienne j'ai assis Mère presque de force dans un fauteuil orné d'un petit repose-tête à l'effigie de... bon, je vous laisse deviner.

Mère avait l'air un peu déstabilisée par la nouvelle. Et croyez moi, c'est rare.
- Mère. Avant Kelly. Nous avons eu d'autres chiens, n'est-ce pas ?
-Evidemment.
- Pourquoi ne pas vous en offrir un autre ?
Les sourcils de Mère se sont imperceptiblement rapprochés
- Kelly, c'est la fille que je n'ai jamais eu. Gentille et attentionnée. Elle faisait ma fierté en public, elle. Si un jour tu as des enfants, (là j'ai cru l'entendre murmurer "Dieu nous en garde") tu comprendras.

J'ai toujours été très surprise par ces gens tout à fait sains d'esprit qui, sur un sujet particulier, perdent tout sens des réalités.
Prenez ma copine Phryne, elle est bien sous tous rapports. Brillante, intelligente, assez dégourdie quand il s'agit d'autre chose que de sexe, et franchement, une jeune femme avec la tête sur les épaules. Pourtant, mentionnez le prénom de mon frère devant elle, elle perd la raison, l'usage de la parole, et la maîtrise de ses sphincters.
Mère c'est un peu pareil, mais avec Kelly.

Ca s'annonçait un peu difficile.
Mère m'a demandé ce qui avait poussé son mari à fuir.
Avant de me lancer sur la scène qui avait poussé Père à bout. J'ai voulu lui démontrer que c'était l'accumulation de faits qui avait provoqué la débâcle paternelle.
J'ai pris une tasse posée sur le guéridon en face de moi et je l'ai examinée attentivement tout en ordonnant mes pensées.
"Je ne savais pas qu'un artisan pouvait accepter de peindre la gueule d'un chien aussi laid sur une porcelaine aussi fine." fut d'ailleurs la première chose qui me vint à l'esprit. Mais je me gardais bien de formuler cette remarque à voix haute.

Après un examen minutieux de l'objet, j'étais prête :

J'allais tenter par l'exemple de démontrer à Mère qu'on pouvait parfaitement honorer la mémoire de sa chienne sans pour autant remplir la maison d'artéfacts de gout douteux ou convoquer ses amies à des séances de spiritisme canines quand... la tasse m'a échappée.

Bling.

...

La réaction de Gabriel la fois où on s'est battus, Clément et moi, en prenant pour munition ses assiettes Versace, c'était une légère brise printanière dans un cerisier en fleur comparée à celle de Mère.

(à suivre...)

22 novembre 2009

La clé de l'efficacité.

"Vite !" Il souffle dans mon cou, je sens son haleine de martini-fraise qui vient effleurer ma nuque délicate, c'était bien la peine de mettre du Poison, il ne doit rien sentir. Pas grave, j'ai d'autres atouts ! Et il les trouve vite, il va tout déformer ma robe ce goujat à glisser ses mains brûlantes dans mon décolleté. Il pourrait passer par en dessous, ou la retirer tout de suite comme ça je serais nue et il n'aura plus de problème pour trouver mes tétons.

Des fois, vraiment, les mecs manquent de pragmatisme.

On tombe sur le lit, moi au dessus, je lui déboutonne sa chemise, avec les doigts, j'ai pas le temps de le faire avec les dents, on a pas que ça à faire.J'ai à peine le temps d'embrasser des pectoraux merveilleusement lisses aux petits tétons bruns tout durs, que ses mains saississent les miennes et les font descendre sur sa braguette. Je ne m'en offusque pas, c'est au bord l'explosion par là, un cas de force majeure, et une perspective appétissante.

Je jette un oeil au réveil avant de m'intéresser à ce qui fleurit entre mes mains, il est 17h47 et ça fait un bon 20 centimètres. Oh j'adorerais le suçer en commençant juste en lui léchant le petit bout et puis en l'avalant tout entier. Ça doit être trop amusant et vu comme il gémit déjà alors que je joue juste à le caresser avec deux doigts, l'avoir tout dans la bouche et complètement esclave de ma langue ça doit être merveilleux. Je me laisse glisser à genoux sur le sol, je veux absolument y gouter, même si c'est qu'une minutes. Mais il me relève et remonte ma robe, il rigole en voyant que j'ai pas de culotte et m'embrasse, sa langue part de mon nombril et descend pour me titiller un peu, la position n'est pas idéale, j'envoie valser ma robe et je le renverse à nouveau sur le lit, avec mon clitoris à deux centimètres de ses lèvres il y arrivera sûrement mieux ! Agrippé à mes cuisses il me lèche à grands coups, j'adore ça, mais je le laisse me mouiller juste assez, on a pas le temps ! Dommage, il avait l'air assez doué, 5 minutes de plus et il aurait pu me faire jouir.

J'attrape un préservatif, et je lui enfile, j'ai à peine fini qu'il m'attrape par les hanches et me fait glisser sur lui.
Oh oui !

Ce type a des mouvements de bassin qui concordent si bien aux miens qu'on a dû être fait l'un pour l'autre, je hulule au bout d'une minute, j'agrippe ses cheveux, je lui mordille l'oreille, je ne sais plus qui je suis et je suis bonne pour reprendre une douche. J'explose quand il me glisse un doigt dans le derrière et que sa bite devient super raide en moi.
Aah !


Aaaah, je jette un oeil paniqué au réveil il est 17h58. Et Candice est la fille la plus ponctuelle du monde et elle a dit qu'elle rentrait à 18h00 pile !
On se rhabille vite fait, je le recoiffe rapidement pendant qu'il boutonne sa chemise et on cours s'installer sur le canapé devant nos verres.

- "Ah Framboise," s'exclame Candice à 18h02. Je viens tout juste de reprendre une couleur normale et lui n'a pas totalement effacé ce drôle de sourire niais qui barre son visage. (vous savez, LE sourire niais) , " "Tu es là, et je vois que tu as fais la connaissance de mon petit frère Grimauld, j'avais oublié de te dire qu'il avait une clé, tu n'a pas eu peur en le trouvant dans le salon j'espère ?"

Grimauld et moi on sourit bien en même temps en  faisant un signe de dénégation. On lui dit pas qu'en fait, en sortant de la salle de bain, je l'ai trouvé dans ma chambre en train d'inspecter dubitatif ma collection de préservatifs (je les avais étalés sur le lit pour classer les emballages par couleur. Je m'ennuyais un peu.)

- Très bien, très bien. Mais je vais te l'enlever pour le moment, cette tête de linotte se marie dans deux mois et rien n'est réglé, elle soupire. je me demande bien ce que tu peux fabriquer durant ton temps libre. ajoute-t-elle à l'adresse de son frère.
Et ils sont partis discuter dans le bureau de Candice.

C'est bien tout ça, ça veut dire que je peux filer une clé au Graphopathe ou à mon frangin, Candice ne dira rien. (Plutôt le Graphopathe, lui à tendance à remplir le bar alors que mon Calixte le vide. )

15 novembre 2009

Hair of the dog that bit you.


- "Elle est bizarre ta sauce... " j'ai dit en repoussant ma salade de Saint-Jacques tièdes.
Mandarine m'a jeté un regard amusé, j'ai cru qu'elle se moquait de moi, parce que d'habitude, je me jette sur tout ce qu'elle cuisine avec le même entrain que sur l'entrejambe de son frère quand je suis soûle.

( A jeun Mandarin et moi on est juste copains)

- "Tu la trouve manquée ? "
- "Non pas forcément... Mais..." J'ai pris un morceau de pain, saucé un peu avec et goûté à nouveau. "Il y a un arrière gout un peu étrange, familier mais, pas à sa place d'une certaine manière, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus."

Mandarine était secouée de petits éclats de rire entre deux bouchées de sa salade, qu'elle partageait avec son jumeau, comme d'habitude, une bouchée pour elle une bouchée pour lui. Ils sont mignons quand il font ça, après, je ne sais plus avec lequel des deux j'ai envie de coucher (de toute façon c'est eux qui décident)
- "Goûte encore, Framboise, ce soir, dans tous les plats on a ajouté un élément mystère. Mais il n'a généralement aucun mystère pour toi. J'aurais pensé que tu serais la première à trouver "
Conciliante et surtout intriguée j'ai encore goûté, mais vraiment, non seulement le goût avait quelque chose d'assez déplaisant, mais ça n'éveillait en moi qu'un vague sentiment de répulsion.

- "Alors ? "
- "Je sais pas."
Mandarin a émis un soupir désespéré et a disparu en cuisine pour revenir aussitôt avec un livre de recettes. Un simple regard sur la couverture a suffit.
- "Ah... ok.Original certes. Mais c'est pas bon. "
-" Je trouve ça délicieux !" S'est offusquée Mandarine.

J'ai piqué un morceau de Saint Jacques dans leur assiettes, c'est vrai que c'était bon. J'ai essayé celle de Griotte aussi, qui n'avait rien suivi, elle discutait avec Poupoune. C'était pas mal non plus.. Mais alors mon assiette ? J'ai été prise d'un doute affreux...
- "Mandarine, ma petite friandise asiatique, qui est le donneur ?"
Mandarine a réfléchi un isntant, faisant du regard le tour de la tablée...
-" Alors... Griotte et David ont celui de Mandarin, Mandarin et moi avons celui de David, Chlamydia et Phyllis sont tombées sur celui du voisin du dessous, Elmer,  le beau gosse rouquin violoniste qui me laisse tout le temps des mots doux sous la porte.Et toi... tu devais partager avec Elmer justement mais il a eu un empêchement, et c'était euh... Mandarin... C'est celui de qui ? C'est toi qui l'a récupéré celui là. "
Mandarin a eu l'air absolument gêné.
- "Ben comme je manquais de temps, que j'étais moi même un peu à court et que je ne trouvais aucun volontaire à branler, je me suis dit que c'était pas forcément obligé qu'il soit humain..."
- "Mandarin franchement... "ais-je entendu pendant que ma vue se brouillait et que renversant ma chaise je me précipitais vers les toilettes dans un effort desespéré pour ne pas ruiner ma minijupe Hystéric Glamour. En passant la porte du couloir, j'ai failli trébucher sur César, le labrador de la maison, sa vue m'a achevée, il remuait la queue.

Je lui ai vomi dessus.

Retour à l'envoyeur...

03 novembre 2009

I think I smell a rat

Framboise ? C'est pour toi...

J'ai senti une certaine panique dans la voix de Candice ma nouvelle colocataire, quand elle m'a appelée. J'avais bien entendu la sonnette, mais j'étais occupé à rendre mon sourcil gauche bien symétrique à mon sourcil droit, et ce genre d'opération ne souffre d'aucune interruption. Vous comprenez je suppose. Mais l'urgence dans la voix de Candice, et ce "c'est", indéfini, à peine humain, j'ai bien senti qu'il ne valait mieux pas la laisser seule avec la personne qui m'attendait. Calixte saoul ? A cette heure ci et à Paris , c'était peu probable. Mère ?  Une possibilité à ne pas négliger, elle peut parfois provoquer ce genre de réactions de gibier traqué chez les gens qui ne la connaissent pas. Mais elle est de cette faune bourgeoise à laquelle  Candice est accoutumée. Il ne restait qu'une possibilité.

- Griotte, ma chérie ! Tu es passée me voir, comme c'est gentil.


Oui, pendant que je vous parlais, j'ai passé une culotte et je suis sortie de la salle de bain. La scène qui s'est présentée à mes yeux, comment dire... Essayez d'imaginer Audrey Hepburn et Paris Hilton qu'on aurait mises dans la même pièce sans précautions préalables (vitre de séparation blindée, services de sécurité...). Je ne sais pas ce qui était le plus marrant : La moue dubitative de Griotte ou l'air franchement incrédule de Candice. Non, le plus amusant c'est qu'en euros elle avaient sûrement la même fortune en vêtements sur le dos, mais l'effet était comment dire... sensiblement différent.
(je pratique l'euphémisme aujourd'hui, c'est moins plaisant que le saphisme mais sur un blog, il paraît que ça rend mieux.)
Je les ai très rapidement présentée l'une à l'autre. Elles se sont fait la bise fort courtoisement, c'est étonnant, comme les deux maîtrisent l'hypocrisie polie avec un art consommé. J'ai pas essayé de créer plus de liens entre elles, j'ai traîné Griotte dans ma chambre.

- Elle est trop conne ta coloc' a lâché Griotte en se laissant tomber sur le lit.
- Ah.
Ce n'est pas le mot qui me viendrait en premier à l'esprit si je devais qualifier Candice. Mais Griotte avait sûrement une excellente raison pour penser ainsi. D'ailleurs je n'ai pas eu à demander.
- Elle m'a demandé si on m'avait dérobé mes vêtements et si j'avais besoin de me couvrir, genre elle voit pas que je porte du D&G et que c'est trop classe.
J'ai regardé la mini jupe de Griotte. Elle la couvrait au moins jusqu'aux hanches.
- Waaah le plafond est vachement haut.  Tu pourrais mettre un  sling, je viendrais faire des sexcam ici. Y'a des clients qui demandent des fois, mais chez David c'est pas pratique. déjà qu'il aime pas trop quand Chlamydia et moi on fait des trucs sur le lit et qu'on change pas les draps à la fin.

Je me suis allongée près de Griotte. Ça faisait longtemps, et c'est vrai qu'à petite dose c'est plaisant.
- C'était bien tes vacances ?
Je lui ai raconté, mais vous je vous raconte pas, vous n'avez qu'à imaginer. A un moment je suis passée à la cuisine, chercher de la chantilly (Griotte voulait essayer un truc) et Candice qui se préparait un bento pour sa pause déjeuner du lendemain m'a arrêté.
- Ton amie va bien ? Elle avait l'air dévasté. Si elle a besoin de la salle de bain et de quelques produits pour rectifier tout ce maquillage qui a coulé, ou de vêtements, n'hésite pas.
J'ai essayé de tourner ça de manière diplomate.
- Non mais elle est toujours comme ça. Sauf quand elle bosse.
- Ah c'est sa façon de se relaxer... a soupiré Candice un peu soulagée, c'est vrai que s'habiller de manière stricte tous les jours,ça peu devenir frustrant, un écart de temps à autre...
- Ah non, pour bosser, généralement elle est nue. Quoique d'après ce que j'ai compris des fois il faut qu'elle passe des fringues en cuir. Le bondage ca doit être un peu contraignant.
En fait j'ai pas été diplomatique du tout.
Candice a faiblement émis un  "ah." et s'est sauvagement intéressée à ses tranches  d'omelette.

Quelques heures plus tard j'ai fait sortir Griotte discrètement. Candice bossait sur son Mac book, elle n'a rien remarqué.
- Quand même, m'a soufflé Griotte, tu lui diras toutes mes condoléances à ta coloc'.
- Euh...
- Ben ses fringues, à cette heure-ci, faut au moins être en deuil pour porter des horreurs aussi tristounes chez soi.
- Je transmettrai , j'ai soupiré en refermant la porte.

Je sens que pour voir Griotte, maintenant, j'irai chez elle et David.

30 octobre 2009

Sous les palmiers de Vénus


- Ginger, passe-moi de l'huile dans le dos tu veux ?
- Mmmh, jusqu'où Raspy chérie ?
- Bien partout, et si par mégarde tu débordes, tu peux lécher, c'est de l'huile mangeable.


Je suis revenue de mes vacances de rêves, Ginger est repartie vers de nouvelles aventures. Je vais revenir écrire ici, promis !
Dès que j'arrive à passer 10 minutes devant l'ordinateur sans avoir envie de sortir mon vibro pour me faire des douceurs en regardant mes photos de vacances.







image

06 octobre 2009

Framboise se met au frais

Ou presque.

Je pourrais vous dire que j'ai attrapé la grippe A et que je préfère rester dans mon lit tout neuf en compagnie d'un gode bien stérilisé et d'une bouillotte plutôt que de bloguer.

Je pourrais vous dire que j'en ai assez tout est fini entre nous, vous me trompez avec d'autres blogs, je le sais, je vous ai vu ! Et pour la peine je boude.

J'imagine qu'il serait également plausible que la flemmingite de blog aïgue qui touche mon frère depuis notre retour d'Italie et qui n'est pas arrangée par la récente destruction de son appartement (c'est un truc de famille je crois) m'ai moi aussi touchée.

Mais ce ne serait pas vrai tout ça.

Ginger, mon amie photographe que j'aime passionnément, surtout quand elle ne met pas de soutien gorge sous ses t-shirts transparents m'a appelée.
Elle a besoin de moi. Non pas comme modèle cette fois, mais juste comme amie.
Oui, nous sommes en Octobre et je pars faire des folies de mon adorable petit corps sur une ïles encore ensolleillée avec mon adorable rouquine.

Sans plus de cérémonie, je vous embrasse tous très fort en vous pinçant les tétons et je vous retrouve encore plus bronzée dans 15 jours.

Ps : j'imagine que cette fois aucune blonde accroc au kebab surgelé et au furet d'appartement n'ira pirater mon blog mais si vous voyez un truc louche arriver dessus soyez pas vache ok ? Laissez pas faire, prévenez moi.

30 septembre 2009

Mais quelle copieuse cette Rihanna !


Mes copines n'ont jamais voulu me croire quand je leur ai raconté ma mésaventure Vénitienne, celle où j'ai dû montrer mon adorable derrière à un vieux curé vicieux pour sauver mon honneur de femme libre bafoué.



Eh ben là :

 Ah !

Aujourd'hui, je visite Venise. Après un tour de gondole, je décide qu'il est temps pour moi de faire une petite visite culturelle. Habillée très légèrement comme à mon habitude, avec un soutien-gorge léopard hyper-visible, je m'engouffre dans l'une des plus belles églises du coin : la Basilique Saint Marc.[...]
C'est aussi arrivé à Rihanna, vous me croyez maintenant ?

25 septembre 2009

Framboise et Griotte font leur melting pot


Il y a quelque jours, j'ai revu Griotte. J'arrive à ne plus trop lui en vouloir.

Et il fallait absolument qu'on arrange quelques trucs.

Et puis une chose en amenant une autre on s'est mis à parler du bon vieux temps, de quand on s'est connues, et de toute les bêtises qu'on a pu faire quand on était voisines, puis colocataires pour la première fois en angleterre.


Le mieux c'était quand même le drapeauthon.

Un soir, on s'était bien mise à l'amaretto. C'était une habitude. Elle frappait à la porte en pantoufles, on faisait nos modasses en critiquant nos derniers achats respectifs, on chambrait les peoples, ont rigolait en lisant The Sun (elle s'en servait pour la litière de son chat) et on finissait carpées à prendre des photos de nous à poil. (En se disant que justement on les enverrait bien à ce gentil tabloïd histoire de faire la page trois).

Un soir, on a eu une discussion très intéressante. Sur la nationalité qui assurait le mieux au lit. On voulu argumenter, prendre des exemples... Et là, ce fut le drame !

On s'est rendu compte, qu'on manquait cruellement d'originalité.

Français, Belges, Allemands, un Anglais par-ci par-là, un Espagnol pendant les vacances, un Américain occasionnel, et basta ! Notre paysage sexuel était d'une monotonie affligeante. Non seulement c'était honteux de notre part, un total manque d'ouverture (d'esprit, bien sûr). Mais en plus il nous empêchait de répondre à la question qui nous tenaillait le plus, et qui sans aucun doute intéressait tout le monde. Vous n'imaginez pas les conséquences sur le tourisme si on découvrait que les Islandais étaient les meilleurs coups du monde !

Alors on a fait Drapeauthon.

On s'est donné une semaine pour être incollables sur la sexualité des mâles de la planète. A Londres, ville cosmopolite s'il en est, à raison de deux nationalités par soir et à nous deux, on pouvait en faire 28. Et donc couvrir les cinq continents. C'était déjà pas mal pour une enquête préliminaire.

On a acheté trois gros paquets de capotes colorées (pour assortir aux couleurs), on a pris nos calepins et on est parties pour une semaine de folie (tout ça pour la science et la Connaissance, quelle abnégation !)

Exemples choisis :

Griotte s'est tapé un de ses collègues polonais dans les vestiaires :

Prélimaires : 2/5
Action : 4/5
Originalité: 2/5
Classe : 5/5 (il a sacrifié son manteau pour que Griotte n'ait pas froid en posant ses petites fesses sur la table)


Je suis rentrée dans un bar que je savais plein d'italien, j'ai fais des oeillades à la ronde en minaudant "Ciao" et je me suis jetée sur le premier potable qui a dit "bellllisssiiimmmaa!!!"
Préliminaire : 1/5
Action : 3/5
Originalité : 5/5 (il m'a emmené en haut d'une grue pour ça )
Classe : 4/5

J'ai attrapé un Jamaicain dans un bar underground :

Préliminaires 4/5
Action 5/5,
Originalité 4/5
Classe : 4/5,

Je l'avais emmené chez moi. Il n'en est ressorti que 10 heures plus tard, quand les voisins du dessous ont menacé de porter plainte si je n'arrêtais pas de gémir...

Bref. On a continué comme ça pendant une semaine. C'était amusant, surtout le soir où on s'est toutes les deux retrouvées sur notre palier, elle avec un Argentin et moi avec un Albanais. On a fini par se les échanger, histoire de voir si notre barême de notation était identique.

Le matin du huitième jour on s'est retrouvées pour un brunch bien mérité. J'étais sur les rotules et je marchais en cowboy. Griotte n'avait pas l'air plus fraîche.

Et pourtant il fallait bien délibérer, au nom du savoir et de l'information des masses.

Malheureusement, vous ne saurez jamais quelle nationalité est la meilleure au pieu, car on s'est endormie l'une sur l'autre sur le canapé en discutant des propriétés calmantes de cette merveilleuse crème vaginale aux extraits de sauge.
Quand on s'est réveillées, l'envie nous avait passé.

Par contre, je peux vous dire quelle réputation ont les Françaises à Londres...

17 septembre 2009

- Allô ?
- Bonjour, Mlle Candice Du Biais ?
- Elle-même.
- Framboise Hurtebise, j'espère que je ne vous dérange pas trop, une connaissance commune, Gabriel N. , m'a informé que vous étiez à la recherche d'une colocataire et...
- Vous recherchez une collocation. Il m'en a déjà touché un mot.
- C'est un homme charmant !
- Efficace en tout les cas, vous êtes libre ce soir ? 
- Parfaitement.
- On pourrait aller manger un morceau, et si tout se passe bien, je vous fais visiter l'appartement.
- Pas de problème, un lieu de prédilection ?
- Je vous en prie.
- Le Curieux ?
- ...
- Allo ?
- Ce sera parfait, c'est ce que j'aurai proposé. 21h00 ?
- Impeccable. Je vous reconnais comment ?
- Je porterai une mini robe noir et blanc de chez Gucci et de mon côté, qui dois-je guetter ?
- Je sortirais du travail, ce sera donc un ensemble Armani gris perle.
-  Parfait ! A ce soir !
- A ce soir.


(Je file ! )

12 septembre 2009

La petite Framboise et son hymen.

Oui, bon, je sais, vous avez tous fait une grimace moqueuse en lisant le titre. Vous vous êtes dit que mon hymen s'est fait la malle depuis longtemps. Ce qui est vrai d'ailleurs, et ce n'était pas à cause d'un accident de vélo ou d'une pratique trop intensive de l'équitation.

Et ça fait tellement longtemps que j'avais même oublié que j'avais eu une première fois.

On s'est chargé de me le rappeler il y a une semaine.

Je vais déjà vous raconter la première fois, sinon ça va encore m'échapper.

Éteignez les lumières, sortez vos lampes de poches, vos cheveux gras et enfilez vos chamallows sur vos baguettes, je vous parle d'un temps ou je lisais OK et Miss avec mes copines, qu'on fantasmait trop à mort sur les pectoraux de Philip des 2be3 et qu'on gloussait en lisant les rubriques "La Méga Top Honte" dans je sais plus quel magasine en mangeant des Mister Freeze (je vous parle d'un temps que les plus de 30 ans et moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. ) 

Donc voilà, j'avais presque 15 ans, c'était ma dernière semaine de collège, il faisait très chaud et on s'ennuyait dans la cour. Cassandre comptait ses points noirs avec un petit miroir de poche. Antigone chougnait parce que Léonce voulait pas aller lui rouler des pelles derrière le gymnase et Alceste était trop fier de son zippo. Moi je me demandais si en rentrant assez le ventre je pourrais rentrer dans cette super robe que Tori Spelling portait sur la couverture du magazine que je lisais quand Maixent est arrivé.

Maixent c'était le type trop beau à qui aucune fille n'avait jamais pu donner la main. Il ressemblait trop à Sébastien dans Hélène et les Garçons mais en plus jeune.

Quand il me parlait à moi c'était juste parce qu'il avait oublié de faire un exercice d'anglais et qu'il devait copier sur mon cahier. Sinon il restait avec les autres types trop beaux mais moins mystérieux toujours dans le même coin près de la loge du concierge. Nous on se mettait en face et on ricanait.

Donc Maixent est arrivé, il a posé la main sur mon magazine et il s'est approché tout près de mon visage. J'ai un peu paniqué parce que j'avais un bouton sur la joue gauche et j'étais pas sûre d'avoir mis assez de fond de teint.
- Framboise, faut qu'on parle. Il a dit ça à voix basse mais très fort. Assez pour que Cassandre en oublie son sébum et Antigone son Léonce.
J'ai regardé sa main sur mon magazine, et donc, sur mes genoux (il me touchaiiiiiiiiiiit)  et je suis remontée vers la figure de Maixent, l'air aussi blasée que possible.
- Tu veux quoi  ?
- Toi.
J'ai viré aussi rose que mon prénom et jeté un regard furieux à Antigone qui gloussait d'excitation en griffant trop pas discrètement le bras de Cassandre qui bavait d'angoisse. Maixent les a superbement ignoré.
- Viens, je te parle ailleurs. En tout bien tout honneur hein.
Je suis venue.

- Écoute Framboise m'a -t-il dit une fois assis l'un à côté de l'autre sur le tas de tatamis de la remise du gymnase, faut que je te dise un truc.
- Ah.
-Tu vois, je déménage demain. Pour toujours, je ne reviendrais plus jamais ici. Et j'ai jamais osé te dire que je t'aimais bien en fait.
- Ah, c'est gentil. (ne crie pas ne crie pas ne crie paaaaaas)
- Je peux te demander quelque chose ?
- Genre ? (je sais pas quoi faire je sais pas quoi faire je sais paaaas quoooooii faaaire)
- Un petit cadeau d'adieu.
- Tu veux que je te suce ? (ah si finalement je sais. )
(oui ça je faisais déjà, mais juste les potes de mon frère, c'est tout expliqué là.) - Euh... kkrrrr rueuhheuuu
- Maixent ?
- Nan c'est bon arrête de me taper dans le dos, je.. m'attendais pas à ça c'est tout. Je... t'es plus vierge ?
- Si. Enfin pas de la bouche mais le reste oui.

- Alors euh... On l'fait ?
- Là ?
- J'ai une capote.
- Ok alors.


5 minutes plus tard on ressortait un peu ébouriffés.
J'ai pas osé lui dire que j'avais pas senti grand chose. Je crois qu'il a pas osé me dire que je simulais mal.


Clotaire, Alceste et Agnan l'attendaient à la sortie du gymnase, en retournant m'asseoir avec mes copines j'ai vu Maixent qui leur montrait la capote qu'il avait dans la poche, et les deux autres ont juré et lui ont filé de la thune.
- Alors il t'a dit quoi ? M'a demandé Pénélope.
- On a fait l'amooouuur, j'ai répondu avec un air super heureux et mystérieux.
Cassandre est devenue complètement hystérique et la cloche a sonné. 


La semaine dernière à une fête chez Iphigénie, une copine de collège justement, j'ai revu Maixent. Il était toujours aussi beau et mystérieux. Et toujours la tête de Sébastien d'Hélène et les garçons mais en plus vieux cette fois.
Il m'a dit :
- Framboise.
J'ai dit : 
- Maixent.
- T'as maigri.
- T'as vieilli. Tu viens avec moi dans la chambre d'ami d'Iphigénie ?  On pourrait parler...En tout bien tout honneur, évidemment.

5 minutes plus tard on ressortait un peu ébouriffés.

08 septembre 2009

Framboise en transit.

- Framboise ?
- Mère ?
- Il y a un problème ?
- Mmmh, non. Pourquoi ?
- Tu es ici depuis une semaine. Tu n'es pas retournée une seule fois à Paris. Tu n'es sortie avec des amis qu'une seule fois.
- Ca t'ennuie ?
- J'ai toujours pensé qu'il serait merveilleux d'avoir une fille calme, attentionnée et souvent présente à mes côtés.
- Ah ! Alors c'est bien.
- Force est de constater que voir ses désirs devenir réalité, c'est les condamner à perdre une grande partie de leurs charmes.


" Jeune fille bien sous tous rapports et dans toutes les positions cherche colocation à Paris. Examinera toute proposition. Urgent. "

01 septembre 2009

Too much is never enough

La décoratrice d'intérieur m'a dit : "Faites un inventaire et prenez quelques photos avant ma visite."

J'ai voulu scanner le texte mais il y avait du yaourt tout vert sur la vitre de mon Espon.
Je crois que ça a été le truc de trop.
Si on me cherche je suis chez mes parents.

31 août 2009

Quand vous finissez par partager votre Toyboy avec votre ex...

...vous commencez forcément à vous poser des questions.

En tout cas ce matin, quand je suis rentrée dans les vestiges de mon appartement pour faire un état des lieux et que je me suis rendue compte que Griotte avait pris tous mes dildos pour en faire des bloque-portes (ça c'est pas du Valérie Damidot) ça m'a donné à réfléchir.

Non, ce n'est pas ça, c'est en lisant le dernier billet de Clément pendant que je faisait une pause sur mon ordinateur décoré à l'aide de conseils vraisemblablement prodigués par un site de Gommettes (où il ne précisaient pas que décorer l'écran c'était pas pratique).

Ça m'a un peu désespérée alors j'ai retrouvé ma boîte à thé au fond d'une sorte de... coffre en carton de déménagement peint à la gouache (une scène champêtre avec un ciel vert ? ) et tout en laissant infuser ma "Nuit à Versailles" dans une tasse Versace offerte par Gabriel (et retrouvée dans la salle de bain : "Griotte pourquoi y'a le micro-onde sur la machine à laver et mes tasses dans le panier à linge sale ?" " C'est pour le fangchoui ! Tu verras, je cuisine trop bien les noodles toutes prêtes maintenant.") je me suis laissée aller à réminiscer sur ces un an et quelques mois écoulés.

Depuis ce fameux jour où j'ai rencontré Baptiste dans un magasin Lush et que je lui ai laissé mon numéro gravé dans un morceau de savon.
C'était le paradis, j'avais trouvé mon amour, mon toujours et pendant quelques semaines merveilleuses où je n'ai fait l'amour qu'avec lui (une première) , j'y ai vraiment cru. Jusqu'à ce qu'il ne prenne la poudre d'escampette au antipodes avec Calixte... mon grand frère.

Je l'ai un peu mal pris, vous pensez bien, déjà parce que c'était pas très sympa de partir sans prévenir et parce que mon frère me manquait affreusement et que c'est moi qui me prenait les reproches de Père et Mère aux repas de famille parce que j'étais celle qui avait présenté à leur fils chéri l'engeance qui l'avait détourné du droit chemin (le vagin).

Mais finalement ils sont revenus (pas en même temps mais c'est une autre histoire) et après moultes péripéties dont une période fiancée par erreur à Hermance (mais je préférais coucher avec son père) j'ai pu récupérer Baptiste. A mi-temps puisque Calixte avait encore des droits dessus.


C'était presque bien comme ça vraiment. Pour mes parents on a arrangé un truc où je fais semblant d'être la fiancée super amoureuse de Clément. Alors qu'en vrai on se déteste mais nous tirons tous les deux nombre d'avantages de cette situation. Bon gré, mal gré on s'arrangeait Calixte et moi pour se partager équitablement Baptiste et il n'avait pas l'air d'y voir trop d'inconvénients. En prime j'avais mon Toy Boy super mimi, Gabriel (le Graphopathe pour ceux qui suivent vraiment pas), nos nuits folles et ses gentilles attentions. Et maintenant quoi ?

Baptiste nous a plaqué, Gabriel est un peu cassé et peut plus trop servir pour faire des galipettes (en plus les autres veulent pas que je le vois parce qu'il paraît que c'est pas bon pour son cœur une fille remuante comme moi, même quand je jure que je m'en moque si on fait pas de sexe et que je serais juste contente de lui faire des petits câlins en chuchotant) et j'apprends par mon "fiancé" que ces deux là habitent désormais ensemble.

Bon je m'en doutais bien hein, on ne voyait plus guère Baptiste depuis quelques temps et ils se touchaient un peu bizarre (genre profond) dans la piscine chez Arcangelo.
Et somme toute c'est peut être mieux comme ça. C'est juste que...

Voilà, je me sens un peu seule avec ma bague de fiançailles qui me garantit la tranquillité mais surtout pas de sexe. Sortir et baisouiller avec des types de passage c'est bien mais en ce moment je voudrais surtout bien faire un câlin à quelqu'un que j'aime. Mais je suis fâchée à mort avec Griotte au moins jusqu'à ce que l'appart soit remis en état et Ginger est loin loin loin...

J'ai fini ma tasse et rendu son sourire à la Méduse au fond, avant de la reposer sur ce qu'il reste de ma table basse (je vous raconterais) et j'ai pris une décision.

" Ça va changer ! "

Par contre, j'ai pas encore décidé comment.

Je vous tiens au courant.


Les illustrations c'est ce que Griotte a accroché sur la porte des toilettes. Le seul truc que je peux regarder sans avoir envie de pleurer.

30 août 2009

Vie de merde

Voyez vous mes biens aimés lecteurs et voyeurs obsédés et incesteux de passage (que j'aime beaucoup aussi parce que vos requêtes google nous font beaucoup rire Gabriel et moi et qu'en ce moment on a tous les deux besoin de rire), si vous me demandiez ce qu'il y a de pire dans ma vie en ce moment, je serais bien en peine de vous répondre, alors je vous laisse choisir :

- J'ai des marques de bronzage. J'avais juré que je porterai plus jamais de une pièce mais comme j'allais chez Arcangelo, je me suis dit "Ayons l'air classe!". Finalement j'ai passé un séjour italien avec l'air d'une prude au milieu d'une bande de beaux mecs (avec juste la moitié imbaisable, un parce que c'est mon frère, et l'autre parce que c'est mon fiancé et que je le déteste) qui se baladaient joyeusement en tenue d'Adam. Et quand j'ai lâché le 1 pièce pour un monokini j'avais déjà les marques. La pire d'entre elle cependant n'est pas celle sur mon épaule gauche mais la marque de ma bague de fiançailles. Ça m'apprendra à tenir mes promesses.

- On a du écourter nos vacances, on ne devait repartir que ce soir mais en fait, vu que Gabriel n'est vraiment pas en forme et doit absolument se reposer on a décidé de rentrer plus tôt. Non seulement elle étaient courtes, mais c'est sûrement les vacances les plus nulles de ma vie. J'ai juste forniqué avec quatre mecs, Arcangelo, 2 suédois et euh... non je m'en suis pas encore remise de ce coups là, je vous le raconterais plus tard. J'ai passé trois jours à Venise à errer, que ce soit perdue, seule, en mauvaise compagnie ou coursée par la police, mes pieds en sont tout abîmés. Et Baptiste nous a plaqué Calixte et moi.

- En parlant de Baptiste, quand on est arrivé à Bruxelles hier, Calixte m'a dit que je pouvais passer la journée et la nuit chez lui avant de rentrer à Paris. Après un verre d'adieu à l'appartement, Clément est parti ramener le Graphopathe chez lui et juste après Baptiste est arrivé pour prendre quelques affaires qu'il n'avait pas encore déménagé. Avant de partir il nous a dit : "Bon ben sans rancune hein.A plus tard, à l'occasion." Et il est sorti en nous laissant Calixte et moi assis un peu étourdis sur le canapé.
Calixte il m'a dit :
- Bon, et voilà. On est tout seuls. Toi et moi.
J'ai dit :
- Oui. On dirait. C'est dommage c'était vraiment un bon coup.
- Ouais. Qu'est ce qu'on fait ce soir ?
On s'est regardé...

Bref, je me suis levée ce matin,j'ai vomi tout plein et j'ai encore un peu mal à la tête. (en plus Calixte, une fois bien soûl, m'a confié que lui il avait eu droit à un coup d'adieu en douce en Italie, alors que moi il m'a même pas laissé le lécher trop longtemps sous la douche, et ça c'est vraiment pas juste.Mais je ne lui en veux pas trop, parce que j'ai quand même fait plus de sexe que lui là-bas.)

- Je suis rentrée à Paris en début d'après-midi en me demandant si la "surprise" de Griotte était un vibro My Ducky avec un cristal Swarovski sur le bec à ajouter à notre collection, pour quand on prend des bains ensemble. (Il nous manque le noir) . Mais en fait non. elle a juste refait la déco de l'appartement. Tout seule, comme une grande, à l'aide seulement de ses dix doigts et de la collection complète des Dvd de Valérie Damidot.

J'ai posé mes valises, pris une petite culotte, une nuisette et une robe propre dans mon armoire (constatant au passage qu'elle avait remplacé toutes les poignées de mes tiroirs par des cuillères à soupe de mon service de chez Christofle) et je suis partie pleurer chez Phryne où je suis toujours. En arrivant elle m'a dit, "Oui, je suis allée voir chez toi comme tu m'as demandé, il y a quelques jours, mais quand j'ai constaté l'étendue des dégâts j'ai pensé qu'il valait mieux que tu passes de bonnes vacances plutôt que de te faire du mouron. Alors c'était bien ? "

Voila, voilà, je vous laisse choisir, Phryne épluche son carnet d'adresse à la recherche d'un bon décorateur d'intérieur. Et moi je pense sérieusement téléphoner à l'avocat de Père pour savoir combien je prendrais pour assassinat de colocataire avec circonstances très atténuantes.

27 août 2009

Amalfi, jour 5, message à caractère informatif adressé aux lecteurs de more is less

- Dehors ! m'a dit Arcangelo d'un ton sans équivoque et il m'a poussé aux fesses hors de la chambre.
J'étais trop contente qu'il soit revenu et j'ai même pas eu le temps de lui faire un bisou.

-Maiheuuuu... j'ai dit en tapant du pied devant la porte close.
Calixte m'a regardé goguenard, il est tout le temps goguenard quand il me parle, alors que Clément lui, il a souvent le même regard que Severus Rogue pose sur Harry Potter quand il me regarde. Mais là Clément dormait parce qu'avec la nuit qu'on a passé, le pauvret il avait des cernes affreuses (bien fait) .
- Va jouer ailleurs, on t'as dit qu'il fallait qu'il se repose.
- Mais c'est pas comme si je me déguisais en infirmière et que j'allais lui prodiguer des soins intensifs sous la couette. D'ailleurs, si il a besoin de repos, moi j'aurais pas laissé Arcangelo avec lui dans la chambre, tu sais pas ce qu'il est capable de lui faire. Il est pas fichu de le laisser tranquille 5 minutes. Et vas -y que je te léchouille le lobe, et paf un baiser volé, et zou une grosse pelle et...
- Framboise ! Ferme ta petite bouche toute rouge.
- Mais je fais quoi alors ?
- Dis aux lecteurs qu'on écrit pas sur More Is Less parce qu'on s'occupe de lui.
- Tu fais rien toi, là.
Calixte a mis ses lunettes de soleil sans rien dire et il est parti. Lui des fois, c'est vraiment que le Useless du titre.

Donc voilà toute l'histoire :

Hier en rentrant de Venise, le Graphopathe a commencé à être tout bizarre, pas bizarre
du genre la tête qu'il fait quand je touche le bras d'Arcangelo pour lui parler (on dirait qu'il va mordre et moi j'aime bien quand il me mord, mais tendrement, pas fort avec la marque des canines comme il a l'air de vouloir le faire dans ces cas là) . Ou la tête impossible qu'il a quand on casse ses assiettes ( regard glaçant qui donne envie de s'enfuir loin loin loin !). Juste tout blanc, tout suant, l'air super angoissé. C'était vraiment flagrant parce que d'habitude il ne sue que lorsqu'il fait du sexe. ( Il est tellement maladroit que toute autre activité physique sudorifère lui est proscrite.) Et comme ça ne s'arrangeait pas, Arcangelo et Clément l'ont emmené à l'hôpital, Calixte ne devait les rejoindre seulement si ça se prolongeait et moi ils m'ont dit que non, je pouvais pas venir du tout parce que je risquais de déranger le personnel. J'étais super inquiète et j'allais faire pipi tout le temps et Calixte voulait même pas me prendre dans ses bras pour que j'ai moins peur. Finalement il l'ont ramené tout pâlichon mais bien entier ce matin et ils disent qu'il faut juste qu'il se repose.

J'ai pas le droit de voir mon Gabriel...

Mais je lui aurais fait juste des tout petits bisous, ça l'aurait même pas réveillé. Et j'avais trop envie de lui montrer mon bikini Versace.

C'est vraiment des vacances trop nazes.

Pour les vœux de bon rétablissement, c'est dans les commentaires, je transmettrais.

26 août 2009

Venise, jour 3. Brève 2

J'ai un bouton de moustique sur la fesse gauche, c'est pour ça que j'arrête pas de me tortiller. Clément n'arrête pas de me dire d'arrêter de tordre des fesses parce que ça me donne l'air d'avoir le feu au cul. Ca fait mauvais genre.

Après tout ce que je me suis mise dans les fesses la nuit dernière, c'est pourtant peu problable. Mais je lui ai pas répondu ça, y'avait d'autre gens autour et lui, il rétorquerait encore des trucs méchants.
J'ai juste remonté ma jupe pour lui montrer le petit point rouge qui me torturait.
Il a haussé les épaules et il est parti.
Ce type est vraiment pas sympa.

Venise, jour 3. Brève 1

Le dernier SMS de Griotte ( et premier depuis que je suis partie, au moins je sais qu'elle est toujours en vie.)

" hiiiiiiii, le white spirite sa a tro niké ma manukure ! tro deg ! "

J'ose pas lui demander ce qu'elle fait avec du white spirit, mais j'ai peur. Très peur.

25 août 2009

Venise, Jour 2. Sortez-moi de là !

Je vais même pas vous raconter aujourd'hui (sauf que j'ai un super bikini, pour quand on retourne à Amalfi, marre des marques du une pièce alors que ces messieurs se baladent en tenue d'Adam. C'est pas eux qui mettront des décolletés plongeants en septembre) c'était vraiment trop affreux. Ou je le ferais, mais plus tard, quand j'aurais pris une 25e douche.

En attendant on était supposé repartir pour Amalfi en début de soirée, mais Gabriel a tenu à rester une nuit de plus. Comme c'est Gabriel j'ai rien dit. Même si Calixte s'est fait la malle depuis un bail déjà (mais il vous expliquera lui-même, ou un de ses acolyte s'en chargera, j'ai assez à vous raconter MES tracas), que je suis seule et que je souffre.

Déjà, j'ai remarqué que la terrasse de la chambre de Gabriel et d'Arcangelo était commune à la chambre d'à-côté, Et devinez qui y loge ?
Ben, pas moi. C'est vache, je croyais qu'Arcangelo adorait qu'on le mate, et vu que c'est Clément leur voisin, ça ne risque pas d'arriver.

Mais c'est un détail. Lundi, j'ai voulu aller explorer un peu Venise, toute seule comme une grande. J'ai essayé de trouver la fameuse église recommandée dans les commentaires un peu plus bas.
Au bout de deux heures, je savais plus où j'étais, ni comment rentrer, et la lanière d'une de mes sandales a lâchée. Et donc, une Sergio Rossi au pied et l'autre dans le canal,ben j'ai tout retiré hein, sinon j'avais l'air bancal. J'ai essayé de faire un ricochet avec la deuxième. Ça n'a pas plu apparemment. Je ne sais pas trop ce que les gens disaient, mais j'ai du m'esquiver aussi vite que possible, pieds nus, en sueur, et furieuse.

Heureusement, j'ai réussi à joindre assez vite Arcangelo. Après une petite heure supplémentaire les orteils à l'air à une terrasse à m'empiffrer de glace en pleurnichant ils sont arrivés et m'ont montré sur une carte où j'étais. Une fois remise dans le droit chemin (les pieds nettoyés et devant un magasin de chaussures tant qu'à faire.) J'ai décidé qu'il ne me restait que juste assez de temps pour aller voir le palais Grassi.

J'y étais à peine arrivée que je suis tombée sur deux suédois. Il étaient beaux !! J'avais des capotes dans mon sac, alors je les ai abordé en anglais en faisant semblant d'être perdue (oui oui, devant le palais Grassi) , ils ne m'ont pas pris au sérieux une seule seconde et au moins j'ai passé une bonne fin d'après midi. (même si le moins blond des deux je sais c'est cliché mais ils étaient tous les deux blonds, j'y peux rien moi) passait plus de temps à lorgner les fesses de son copain qu'à s'occuper de mes seins, mais je crois que je commence à avoir l'habitude.

Bon bien sur en repartant, je ne savais à nouveau plus où j'habitais... Cette fois Gabriel était moins amusé parce qu'on commençait à être en retard pour le repas.

Résultat, j'ai des ampoules, et aujourd'hui Arcangelo et Gabriel m'ont littéralement fui.

Ça continue ce soir d'ailleurs. Je n'ai aucune idée d'où est Clément.(et je m'en contrefiche) et notre hôte et son ombre m'ont bien fait comprendre qu'il ne valait mieux pas les déranger.

Mon lit est confortable, et c'est dingue le nombre d'objets oblongs que l'on trouve dans cette chambre.
Au point où j'en suis.

24 août 2009

Venise, Journée 1, Brève 2.

Cette journée c'était vraiment n'importe quoi.
Dès que je suis calmée, je vous raconte.
Il faudra que je vérifie, mais les Vénitiens doivent naître avec un GPS int"gré, c'est pas possible de survivre autrement dans cette ville.
En attendant, je vais essayer de trouver le salon, ils ont construit leurs palais comme leur ville on dirait...
Pfff....

Venise, Jour 1, Brève 1

J'ai un peu mal au crâne.
Mais je crois que ce n'est rien à côté de la gueule de bois que se tape Calixte. Dans le bateau, il était encore plus vert que moi.

Aujourd'hui et demain on est à Venise. J'espère que ce sera un peu plus fun qu'Amalfi. Cela dit, on est a peine arrivé que Gabriel parle déjà d'aller visiter des églises.

Je viens de passer dans la chambre d'Arcangelo et Gabriel (même ici, ils dorment ensemble, c'est injuste). J'ai jamais vu un lit aussi grand !

23 août 2009

Amalfi, jour 4, Brève unique en état d'ébriété

Je suis soule !
Mais j'ai une super raison !
La vie est injuste !
Hier soir je croyais que la chance avait enfin tournée.
En guise de visite de ma chambre avec Boudoir, Arcangelo a poussé l'hospitalité jusqu'à me faire tester une bonne partie du mobilier.

On est entré dans le boudoir et il m'a fort galament renversée sur la dormeuse, avant de poser sur mes lèvres un baiser absolument exquis.
J'étais trop contente, surtout quand sa bouche a voyagé dans mon décolleté et que ses doigts se sont glissés entre mes cuisses. Et il fait ça avec une telle désinvolture. Du grand art.

Je vous raconte pas trop la suite parce que dévoiler les prouesses sexuelles d'Arcangelo, c'est plutôt le hobby de Gabriel. Mais je peux vous dire qu'il n'exagère pas quand il dit que c'est un super bon coup. J'ai joui au moins trois fois!
Par contre, il est parti un peu vite. J'en aurais bien repris un peu. Mais je suppose qu'il fallait qu'il garde un peu d'énergie pour Gabriel. Je suis partageuse moi !

En parlant de partage, si je suis saoule, ce n'est pas pour célébrer la fin de ma disette sexuelle.
c'est plutôt parce qu'avant de partir, Baptiste a trouvé très spirituel de nous prendre à part Calixte et moi, et de nous plaquer. Comme ça. Tous les deux.

Je vous laisse, mon Calixte est dans la piscine en train de finir la bouteille d'Absolut sans moi.

22 août 2009

Amalfi. Jour 3, Brève 4.

Roooh !!
Arcangelo vient de me dire que ma chambre avec un Boudoir était prête !
Je vais avoir un vrai Boudoir !
J'ai 5 minutes pour ranger mon bazar dans mes sacs et il vient me chercher!

Vite vite !
Je suis tellement heureuse que j'ai envie de me frotter à tout le monde !
(sauf Clément)

Ou j'ai encore fourré mes Jimmy Choo ?

Amalfi. Jour 3, brève 3.

Je suis cachée dans les toilettes.
J'adorerais qu'on m'explique ce qui se trouve dans mon assiette.
Même Clément semblait songeur quand la sienne a été amenée. Venant d'un type qui fait des plats goût cadavre, c'est un comble.
J'ose pas demander, je pourrais pas m'empêcher d'avoir l'air à la fois dégouté et suspicieux et c'est vraiment pas poli.

Bon, j'y retourne.

(EDIT) En fait c'était vachement bon. Même si c'était du poulpe...

Amalfi, Jour 3. Brève 2.

Je pensais sincèrement qu'il n'y avait rien de pire dans la vie que d'arriver le matin dans la salle de bain et en entrant dans la cabine de douche, d'y piétiner Poupoune, le poil hérissé et toutes dents dehors. L'amalgame de poils et pics sous la plante des pieds, c'est d'un désagréable.

A part peut être se cogner l'orteil sur le coin du tabouret que Griotte a posé devant la porte de sa chambre pour "Eloigner le mauvais oeil" un jour où une vieille l'a regardé bizarre dans le métro. Ca aussi c'est désagréable.

Vraiment genre d'expériences dispensables dont on aimerait qu'elles ne nous tombent pas trop souvent dessus.

En parlant de tomber. Clément vient de trébucher et de s'étaler sur moi.
Par mégarde, ça je l'admet aisément, il ne m'aurait jamais touché "exprès".

Mais quand même.
Il pourrait faire gaffe, je suis la seule ici à n'avoir pas adopté les habitudes naturiste du maître de maison.

Beurk Beurk Beurk...

(Je vais me laver)

Amalfi, Jour 3. Brève 1

Arcangelo (en passant derrière moi au petit déjeuner) : "Bonjour, charmante chemise de nuit, un peu voyante peut -être."
Moi : " T'as réussi à voir, même avec ta tête là où elle était fourrée ? Wow"

Baptiste passe son temps avec Clément. Ca me dépasse.
Calixte est reparti errer en ville à la recherche d'une italienne pas trop farouche.
J'ai retrouvé un petit dildo de voyage dans la poche d'une de mes valises. Heureusement d'ailleurs, car Arcangelo vient de me dire qu'il fallait que j'arrête de harceler les jardiniers. Si il me laissait récupérer Gabriel pour une nuit, ca me calmerai peut-être (et je le laisserai même) regarder.

Vivement la journée à Venise. C'est chiant Amalfi.

Amalfi, Jour 2, Brève 2

Bon. Baptiste devait être super fatigué. Il m'a à peine laissé le lécher un peu sous la douche et ensuite il m'a dit " Plus tard, Framboise. "

Sauf que c'est plus tard, là, et que je ne le vois toujours pas arriver. Dommage, j'avais trouvé une super robe de nuit, vraiment sexy, avec plein de froufrous, façon héroîne dans Dracula. J'ai vraiment la classe dedans.
Pas grave, je vais aller jouer à la dame blanche sur le balcon avec un verre de Grappa.

(et demain il faut que je pense à téléphoner à Phryne, qu'elle aille vérifier l'ampleur des dégâts, je viens de voir sur twitter que Griotte et ses russes ont "un peu" cassé le mobilier. La prochaine fois, je la mets au chenil avant de partir)

21 août 2009

Amalfi, Jour 2. Brève 1

Je suis trop contente, Baptise vient d'arriver !!
Il se rafraîchit dans ma salle de bain. Calixte est en train de discuter avec Clément. Gabriel n'a d'yeux que pour Arcangelo (Nan, Cl'm, je ne suis pas jalouse, je constate c'est tout)
Je crois que je vais en profiter !!

(En plus, je me suis emmerdée au bord de la piscine toute la journée, j'ai essayé de lire le bouquin que Clément vient de finir. J'ai même pas pigé le 4e de couverture. )

Amalfi, Jour 1. Brève 4.

Il sont peut-être verrouillé la porte qui communique entre les deux chambres mais ils n'ont pas laissé la clé dans l'antique serrure. Vous savez, les grandes, qui donnent une vue assez large.

Je vous raconte même pas ce qu'ils sont en train de faire contre le mur.
Arcangelo, il est vachement musclé en fait.

(Par contre je vois qu'il griffe un peu fort le dos de Gabriel, j'espère qu'il ne va pas laisser de marques, c'est vraiment pas classe en maillot de bain)

20 août 2009

Amalfi, Jour 1. Brève 3.

Calixte vient de rentrer. Seul. Il fait la tête et il n'arrête pas de se masser la mâchoire.

Je crois qu'Arcangelo vient de mettre son nez dans l'oeil de Gabriel. A se parler aussi près l'un de l'autre aussi, ça devait arriver.

Clément ne m'a toujours pas adressé la parole. Moi non plus d'ailleurs.

Je vais aller me promener un peu, ils sont vraiment trop rasoir.

Amalfi. Jour 1. Brève 2.

J'ai pas trouvé de jardiniers aujourd'hui.

Calixte me fait remarquer que la chambre de Gabriel qu'ils m'ont assignée (j'étais pas prévue) communique avec celle d'Arcangelo (où Gabriel a passé la nuit)
Le temps qu'il préparent la chambre avec boudoir, j'ai au moins une où deux nuits à passer là.
Mmmh...

Sinon, il est passé où Calixte ? On est tous au bord de la piscine sauf lui, et j'ai besoin qu'on me passe de la crème sur le dos.
Arcangelo et Gabriel sont en pleine discussion, à vue d'oreille, c'est plutôt ésotérique, si je les interromps, j'ai peur qu'ils perdent le fil.
Clément lit un bouquin qui a l'apparence d' un tome de l'Encyclopedia Britannica et quand je lui parle, il fait comme s'il chassait les mouches (d'ailleurs, j'ai pas très envie que ce soit lui qui me mette de la crème).

Pfff.
Quand je pense que je vais encore attraper un coup de soleil parce que mon frère est parti chasser l'italienne...

Amalfi, Jour 1. Brève 1.

Je me demandais où Gabriel avait passé la nuit.
Je crois que j'ai trouvé la réponse quand Arcangelo a quitté sa chambre au moment où je passais dans le couloir. Il m'a salué avec un drôle de sourire et a laissé la porte ouverte assez longtemps pour que je puisse reconnaître les fesses et le dos de Gabriel qui se détachaient sur les draps de son lit.

Pfff.
Si il croit que je suis jalouse... 

Amalfi : Arrivée et quelques brèves.

Hier, j'ai décidé de partir à Amalfi, chez Arcangelo, l'ami du Graphopathe. En compagnie du Graphopathe, évidemment, de Clément, hélas, et de mon frère, Calixte.

En fait c'était prévu depuis quelques temps mais je crois qu'ils espéraient que je ne vienne pas. Sinon, Calixte n'aurait pas posté ce torchon en espérant que je fasse suffisamment la gueule pour finalement renoncer à venir.
Comme je suis la seule fille dans le groupe, qu'il fait beau et qu'il y a plein d'italiens tout autour, je risque d'être trop occupée.

Alors je vais juste mettre des petites notes. (En plus écrire de l'Iphone, c'est pas très pratique)

Hier, c'était surtout l'aéroport et l'avion.

  • J'ose même pas vous dire combien de kilos d'excess luggage on avait à nous tous. Moi c'est à cause de mes chaussures, mais Cl'm et le Graphopathe, ils avait sûrement peur de s'ennuyer. Leurs valises devaient contenir un short de bain et le reste c'était des bouquins. Je me demande comment Arcangelo va prendre ça. Je veux dire, emporter des livres pour aller chez un pote... (moi j'ai pris des capotes et du lubrifiant par exemple)
  • Dans l'avion, il parait que je parlais trop fort (mais comme c'est surtout Clément qui me suppliait de me taire, j'ai pas trop écouté).  Et on m'a aussi dit que si je voulais mettre mes cuisses sur l'accoudoir du siège couloir, alors il fallait que je mette une culotte. Ils comprennent pas, c'est super dangereux les sous-vêtements en avion, un terroriste pourrait me piquer mon tanga pour étrangler le pilote.
  • Je me demande. En arrivant, Arcangelo m'a dit que je dormirai dans la chambre du Graphopathe (heureusement, il sait que Clément et moi on est pas VRAIMENT fiancés, sinon ç'aurait été l'horreur). Mais j'ai dormi toute seule. J'ai vérifié ce matin, Gabriel ne s'est pourtant pas assoupi au bord de la piscine. Bizarre. Mais finalement, je vais demander pour avoir une chambre avec un vrai Boudoir ! Ça, c'est classe. 
  • Je vous laisse, il y avait un tas de jardiniers dans le parc hier, je vais voir si l'un d'eux veut bien m'effeuiller (c 'est pas dur, je suis en maillot de bain)

15 août 2009

En été, je m'ennuie.

Baptiste me snobe.

Gabriel est porté disparu. 

David profite de l'absence se Griotte pour ramener un tas de blondasses auxquelles je n'ai pas envie de me mêler. Pour une fois que la concierge ne vient pas se plaindre chez moi du va et vient continu de créature dénudées dans l'escalier, je pense que je ne vais pas m'en plaindre (madame Gredu, ses gaines et ses bas de contention,sont des vrais tue l'amour)

J'ai loué une petite maison en bord de mer et je suis partie avec Mandarin et Mandarine, pour prendre le frais quelques jours. Mais je viens d'attraper un bête coup de soleil sur la joue. Alors j'ai laissé Mandarine et Mandarin sur une plage nudiste et me voilà à l'ombre d'une tonnelle.

Je m'ennuie.

Je crois que je vais commander cette petite chose là.

06 août 2009

Hair of the Chihuahua

Vendredi de la semaine dernière (enfin celle d'avant, j'ai pas envie de vous raconter le week-end dernier), en revenant d'aller manger une glace avec Griotte, - Petite sortie entre fille qui se déroula étonnamment bien, ça faisait longtemps que Griotte n'avait provoqué aucune catastrophe en public (et je me suis bien tenue aussi, j'avais même mis une petite culotte)- j'ai remarqué que j'avais oublié mon téléphone sur mon lit.

En consultant les appels en absence, un de Gabriel pour m'apprendre que certaines assiettes étaient arrivées (non, je ne raconterai pas) et deux de ... Père.
Pour que Père m'appelle du bureau, voire pour que Père m'appelle tout court, il faut vraiment que quelque chose de grave soit arrivé. Je me suis donc empressée de le rappeler.
- Framboise ! Enfin !
- Oui ? Il y a un problème mon Papounet chéri ?
- Non... Non pas du tout. Je suis à Paris demain, je me demandais si nous pouvions passer notre samedi ensemble. Ça fait tellement longtemps que je ne t'ai pas gâtée.

J'ai accepté, dubitative. Et Père, après quelques minutes d'une discussion légère et étrangement évasive m'a laissé retourner à Griotte (qui suivant les conseils de je ne sais plus qui sur twitter avait décidé de faire bouillir l'intégralité de nos sextoys.
(J'ai tout récupéré à temps, Dieu merci)

J'aime beaucoup Père et la perspective de pouvoir aller faire une virée chez Colette avec lui et son portefeuille me ravissait positivement. Cependant, je sentais bien qu'il y avait anguille sous roche. Père ne quitte généralement la maison le week-end que pour aller faire un golf ou parce qu'il est en voyage d'affaire. Le reste du temps, on le trouve dans son bureau, dans la bibliothèque, ou en compagnie de Mère dans le jardin quand celle-ci se pique de lui faire prendre le soleil.

Je comprenais donc bien que quelque chose clochait, mais quoi ?

L'explication n'est pas venue le samedi, mais le dimanche.
Le samedi s'est passé sans encombre, je l'ai retrouvé vers 11h00 au bas de mon immeuble (je pouvais pas le laisser monter, Griotte venait d'arriver nue avec/sur/dans Gustave et... bref... ) et nous sommes allés au restaurant, puis boire un café, puis voir une exposition, puis faire du shopping, je l'ai forcé à acheter des cravates mettable (les siennes sont généralement très moches).

Et vers 19 heures alors que nous nous promenions tranquillement aux Buttes-Chaumont, je lui demandais s'il comptait faire la route de nuit jusqu'à Epernay, il a détourné le regard pour me répondre qu'il dormait à l'hôtel et il a directement enchaîné en pointant un papillon sur un buisson.
"Oh, regarde comme c'est joli. "
Je suis restée sans voix.

Père peut trouver fantastique la courbe ascendante de ses actions en bourse, s'extasier sur la finesse de bulles de Champagne, se pâmer en remarquant qu'il a amélioré son handicap au golf, mais que Père remarque un papillon et s'en réjouisse, c'était inédit. Et tellement out of character.
" Papounet, tu es sûr que tout va bien ? "
" Mais parfaitement. Viens je t'emmène au restaurant. Et... Tu fais quelque chose de spécial demain ? "
J'avais un peu l'intention de m'essayer au strip-tease devant une paire de copains à l'aide des vêtements qu'il venait de m'offrir, mais la lueur désespérée dans son regard m'a convaincue qu'il fallait que je remettre ma petite sauterie à plus tard.
J'ai dit :
" Non Papounet, je suis libre."
" Alors je reviendrais te chercher demain vers 11h00, et si tu avais prévu de voir Clément, il peut évidemment nous accompagner. Jolie bague au fait, mieux que celle d'Hermance"
J'ai éternué un assez long moment avant de répondre que Clément avait pour ce week-end des obligations familiales auxquelles, et j'en était fort marrie, il ne pouvait se soustraire.
Père a haussé un sourcil devant une telle débauche de syllabes et m'a demandé de choisir le restaurant.

Le lendemain, j'ai mis la jolie robe Lacroix qu'il m'avait offert la veille en me disant : "Avec ces motifs, pour aller à la plage ce sera très bien." et je l'ai retrouvé en me demandant comment j'allais pouvoir occuper une après-midi supplémentaire avec Père. Je l'aime beaucoup mais sa conversation est a mourir d'ennui et il faut toujours que je fasse attention à ne pas parler de sexe ou de Griotte (il aime pas trop Griotte, elle lui coûte cher en avocats)

C'est au restaurant que j'ai eu le fin mot de l'histoire. Il n'a pas décroché un mot et pourtant je babillais à qui mieux mieux, le relançant sur tous ses sujets de prédilections, et ne récoltant que des onomatopées.
"Bon Papounet, qu'est ce qui te tracasse ? La dernière fois que tu es venu passer un week-end avec moi à Paris c'était... euh, jamais. "
" Il faut bien une première fois."
" Père ! "
(La tension était à son paroxysme. Père fixant avec obstination son filet de chevreuil sauce grand veneur, j'aurais été à la place de la pièce de viande, j'aurais fui.)
- C'est ta mère, ma Framboise. Ça devient insupportable.
( "Ça l'était pas avant ?" )
- Quoi donc ?
- Kelly.
- Mais elle est morte.
Père m'a regardé bizarrement.
- Nous n'en savons rien.
("Et meeerdeuuuh..." )
- C'est comme si, j'ai soufflé.
Père m'a jeté un nouveau regard inquisiteur et a haussé les épaules.
- Je suppose que toi et Calixte n'êtes pas étrangers à sa disparition, mais peu importe. Au début, je t'avoue que j'étais presque heureux. Tu n'as pas idée ce que ça fait, chaque dimanche matin, d'ouvrir les yeux et d'avoir la tête fripée de cet animal à quelques centimètres du visage.
("C'est sûr que ça doit changer du lifting de Mère.")
- Pauvre Papounet.
- Merci. Au début j'ai pensé que le chagrin de ta mère s'apaiserait. Au moins qu'elle ferait son deuil après la cérémonie. Mais... Mais ça a commencé le lundi d'après.
- Quoi donc ?
- Au début ce n'était rien, un petit portrait par-çi par là. Un médaillon. Tu savais qu'elle avait déjà coupé une mèche de poils à l'animal pour la faire sertir dans un médaillon ?
( "Nan , sans blague... Je suis sur le cul là...")
- Mère est toujours si prévoyante.
- J'ai commencé à m'inquiéter quand j'ai retrouvé sur ma table de chevet un petit cadre ovale avec une photo de Kelly à un concours. Avec sa petite couronne.
("pffrrrr")
- Mon Dieu.
- Mais...
( "Accouche papounet, mon carpaccio va se réchauffer")
- Mais ?
- Vendredi midi, j'avais un peu de temps, je suis donc rentré manger avec ta mère, et en allant prendre le café dans le salon j'ai vu qu'elle avait changé le cadre au dessus de la cheminée.
(" C'est pas un mal, quelle croûte")
- Cette charmante peinture à l'huile me représentant en costume d'époque en compagnie de Calixte ?
- Oui, à la place, et au même format, c'est désormais une photo de Kelly.
("...")
-...
- Dans un cadre à dorure rococo. Ta mère a fait peindre des assiettes à l'effigie de Kelly et les a faites accrocher dans la cuisine. La cuisinière était ravie, elle m'a dit que si ces horreurs restaient au mur une semaine de plus, elle rendait son tablier.
( Ben non alors, c'est la seule de nos cuisinières exempte de moustache qui n'ai jamais tripoté la bite de Calixte avant de nous faire à manger. Ça va être dur à retrouver une perle pareille.)
- J'imagine.
- Quand je suis partie samedi matin, il y avait au minimum deux portraits de Kelly dans chaque pièce et elle se demandait si elle n'allait pas se mettre à la peinture sur soie pour confectionner elle même des coussins à ses heures perdues, histoire de, je cite : "Montrer à Kelly chérie que même loin d'elle, elle ne l'oubliait pas."
(" Mère qui fait de la peinture sur soie, oh je paierais cher pour voir ça ! ")
- Même dans ma chambre ?
- Pardon ?
- Il y a des portraits de Kelly dans ma chambre ?
- Sur ta table de chevet et un autre près de ta coiffeuse.
( "Mais comment je vais réussir à baiser sous le regards baveux de cette horreur ?")
- Je vais faire des cauchemars !
- J'en fais déjà. C'est pour ça. J'avais besoin d'un week-end loin de la folie canine de ta mère. Je ne sais plus quoi faire.
- Pauvre Papounet. Je te promets je réfléchirais à quelque chose.

Ben j'ai toujours pas trouvé.
Calixte est à sec niveau idée lui aussi et Père vient de me téléphoner, il revient à Paris ce week-end.
Ça devient agaçant.