16 juillet 2009

La semaine de la loose...

Samedi dernier déjà, je savais que ma semaine s'annonçait mal.

En partant de l'hôtel de Ginger, je regardais son taxi s'éloigner. Elle s'est mise à la fenêtre et a crié :
"See you later, Raspy Honey!"

J'ai haussé les épaules, sans grand espoir de voir le véhicule s'arrêter et Ginger me sauter dans les bras en hurlant "Non, finalement je ne pars pas six mois pour un super reportage-photo sur l'acclimatation du rennes dans les réserves naturelles d'Afrique du sud, je reste avec toi. "

Il était huit heures du matin et j'avais envie de dormir.
Quand je me suis réveillée, je me sentais un peu seule. Après mes tumultueuses aventures avec ma rousse affolante, l'appartement me semblait étrangement calme (Griotte, évidemment n'était pas là ). Alors j'ai téléphoné à Calixte.
J'ai dit :
"Frangin, je sais que c'est pas ma semaine mais tu me prêterais bien Baptiste, non ?  Un peu ? "
Il a eu un rire goguenard et m'a dit : "Nan, mais Gerboise, tu le snobes pendant presque trois semaines et tu voudrais que je te le laisse comme ça, sans que tu fasse un minimum amende honorable ?  En plus la dernière fois, tu l'as laissé deux heures seul avec Griotte, et elle lui a montré comment elle faisait parler Poupoune, il a mis deux jours à s'en remettre. Gabriel est à Paris, appelle-le. "

J'ai pas trop gueulé sur le coup, l'alternative proposée était assez alléchante. J'ai donc appelé le Graphopathe. Il a mis des plombes à répondre au téléphone et j'aurais du me méfier, il avait une toute petite voix.

Quelle nuit...

Assis sur mon canapé, pieds nus et en tailleur, il a passé la soirée à perdre son grand regard bleu dans les reflets du verre Kosta Boda, dont je m'assurais du constant remplissage. Et quand il ouvrait la bouche c'était ni pour me parler ni pour m'embrasser mais pour laisser échapper un long et douloureux soupir.
Gabriel a des accès mélancoliques a faire pâlir d'envie Baudelaire dans ses plus mauvais jours. Quand j'ai dit  "Allez, on va dans la chambre, vous avez assez bu, mon langoureux amant. "
Il ma répondu, " Entendu, ma Proserpine, j'aurais plaisir à ce que vous me serriez affectueusement contre votre douce poitrine. "
" Et c'est tout ?"
" Ben... Oui. "

Bref, j'ai passé une folle nuit. N'importe qui d'autre se serait fait mettre à la porte à grand coups de pied aux fesses, mais celles du Graphopathe sont bien trop jolies pour qu'on les traite ainsi. Je l'ai donc laissé s'assoupir sur mon épaule avec ses cheveux qui me chatouillaient le nez. Je suis une super copine.

Je vous passe ma semaine, où une Griotte en grande forme et à peine remise d'une intoxication alimentaire fort salissante n'a rien trouvé mieux que de transformer la moitié de mes vêtements blancs en un blougiboulga verdâtre, se faire piquer sa perruque, réussir à planter une demi douzaine de fois l'ordinateur de son mec en s'amusant sur twitter (son nouveau joujou) et à m'engueuler parce que je lui donnais la fessée. Bref, je ne sais pas si c'est la chaleur ou les soldes mais elle est intenable en ce moment.

J'ai donc choisi d'émigrer vers Bruxelles, chez mon frère.
Où je me trouve en ce moment.
Je suis arrivée par surprise, j'aurais dû prévenir. J'étais tranquillement dans le salon à faire la sieste quand ces deux abrutis sont rentrés de conserve, et la langue de l'un dans l'autre et inversement, ils se sont jetés sans regarder sur le canapé où je dormais.
Une fois que j'ai eu vérifié que tout mon délicat squelette était toujours bien en place, j'ai demandé Baptiste. Bonne pâte j'ai proposé qu'on le tire au sort.
J'ai perdu.

Demain, il y a un dîner avec tout le monde chez le Graphopathe qui, semble -t-il, est sorti de sa petite phase neurasthénique. Avec un peu de chance, ce sera un peu plus glorieux que la soirée que je passe en ce moment : Assise à l'ordinateur avec deux brutes épaisses qui suent et ahanent comme des tennismen en rut à quelques mètres de moi.

4 commentaires:

97point23 a dit…

Pour la vérité historique, je crois qu'il s'agit de « gloubiboulga », mais bon « blougi » c'est joli aussi...

23

Framboise a dit…

Merci, j'essaierai de m'en souvenir, voyez vous, je suis juste un peu trop jeune pour être réellement familière avec la chose.

Monsieur Poireau a dit…

Il faut toujours se méfier de tout ce qui peut tomber sur un canapé !
:-))

[Ah chouette, j'y suis tout le temps à Bruxelles…].

passion nature a dit…

pas mal ton blog !