04 février 2009

Je suis une femme libérée.

Enfin !

Libre !


Et quand je dis Enfin ! Je le dis en poussant un immense soupir de soulagement et en mouillant ma petite culotte de plaisir
Pour que vous compreniez il faut que je vous mette à jour, ah si seulement vous étiez omniscients : Jusqu'à cette après midi, j'étais fiancée.
Si
Je vous assure.
Avec Hermance de Grignan, 27 ans, promis à une belle carrière, grand, maigre, vicieux, méchant, libidineux, avec une tête de fouine, des oreilles décollées, et des yeux légèrement globuleux, et … eeuh, ah oui des furoncles dans le cou aussi. Ancien tyran de Votre Serviteuse (il me volait mes jupes) et accessoirement ami d'enfance de mon frère. Mais dieu merci, Calixte a mieux tourné. Il est beau, intelligent et fréquentable. Dommage, il paraît que je n'ai pas le droit de l'épouser.

J'étais fiancée, donc et croyez-le c'était bien malgré moi. Que voulez vous que je fasse d'un mari ?  Surtout de celui là ! Il faut s'en occuper, ne faire du sexe qu’avec lui, lui pondre une descendance (mélanger mes jolis gènes avec Hermance, quelle horreur…), tenir sa maison, l'écouter s'écouter et rester à jeun dans les soirées pour ne pas accidentellement faire une fellation à son patron (quoique si il veut une promotion ça peut servir). Bref, rien de bien affriolant.
Sauf si rendre mes parents heureux et les libérer du fardeau que je représente était un objectif majeur. Mais ce n‘est pas le cas.
J’ai tout essayé pour ne pas me retrouver la bague au doigt, mais rien n'y a fait. Mère s'était vraiment mise en tête de me faire épouser Hermance  et la mère de ce dernier est suffisamment abrutie à coup d'antidépresseurs et de gin tonic pour ne pas réaliser que, non seulement je ferais une épouse déplorable pour son fils, mais qu’en plus je fornique trois fois par semaine avec SON mari depuis notre rencontre. Monsieur de Grignan est beaucoup plus intéressant que sa progéniture, et il est bel homme, hihi, j'adore le dire : il est bel homme. Je le dis encore une fois : Il est bel homme. D'accord j'arrête. (Je suis un peu saoule, on a fêté ça vous pensez bien.)

 Hermance. Mon maudit.


Le jour du premier rendez-vous officiel j’ai vomi sur la robe YSL de sa mère. Mère a réussi à faire passer ça et toutes les absurdités que j’ai pu commettre durant ce mémorable repas  pour les conséquences d’une gastroentérite. (J’étais saoule évidemment mais Mère tient absolument à me caser d’une manière ou d’une autre, et elle est très forte à ce jeu là).

Quelques semaines après ce malheureux incident, je me suis retrouvée chez mes parents, avec Hermance un genou à terre me tendant une alliance au diamant minuscule. Je m'appliquais pourtant à être dans un état d'ébriété avancé à chaque fois que je devais paraître devant les Grignan, ça aurait dû les faire réfléchir de trouver leur future femme et belle-fille systématiquement ivre morte avant même le début du repas. Ben même pas ! Et ce soir là, j’avais beau voir double, je m’apercevais bien qu’Hermance avec son genou cagneux sur le parquet et son petit caillou,  avait l’air pathétique.
Mère pleurait presque, mais en fait je crois que c’était de soulagement, de me savoir enfin casée. Pour un peu elle m’aurait embrassée.
Père lui était trop occupé à parler affaire avec Monsieur de Grignan pour se rendre compte que sa petite fille chérie venait d’être mise entre les griffes d’un monstre ! Mais je lui ai pardonné depuis, il m’a offert une plus jolie bague, parce qu’il a quand même remarqué que j’avais l’air déçue.
J'ai bien essayé de vomir pour faire diversion avant qu’Hermance ne glisse la bague sur mon annulaire tremblant, mais les ricanements moqueurs que Calixte étouffait dans sa serviette m'ont empêché de me concentrer.

Et depuis ce soir maudit, j’ai vécu un enfer :

 Hermance arrivait chez moi sans prévenir, de préférence quand j’étais en train de menotter un de mes jeunes et vigoureux amants. A chaque fois il fallait que je m’interrompe pour le refiler à Griotte ou le mettre à la porte quand elle n’était pas dispo.

Il racontait à tout ceux qui avaient le malheur de le croiser que j’étais sa promise (si j’étais à sa place j’aurais essayé de rester discret sur ce sujet, c’est comme se vanter qu’on va être cocu trois fois par jour pour le restant de sa vie).

Il s’asseyait sur mon lit et m’expliquait en long en large et en travers comment il allait investir judicieusement ma part de la fortune familiale (oui, c’est pour ça qu’on devait se marier) et il espérait m’éblouir par son génie financier. En général j’allais chercher un dildo et j’attendais tranquillement qu’il décide que ce soit l’heure de partir en pensant à autre chose.

Il prétendait même avoir droit à mes faveurs et glissait ses mains toujours moites sur toutes les parties apparentes de mon corps. Beurk ! Il fallait à chaque fois que je lui rappelle que notre union n’était qu’un accord purement financier et qu’avec moi on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

Ca a duré des mois !  Pendant lesquels j’ai tout essayé pour m’en débarrasser:

Je me suis arrangée pour qu'il me surprenne nue avec son père en train de me lécher les orteils, le tout dans sa propre chambre espérant au moins un sursaut de fierté de sa part (monsieur de Grignan n’avait pas voulu enfiler de string, dommage, ça aurait fait plus d’effet). Il a peine cillé.

J'ai même volé quelques bijoux de famille à sa mère (enfin, autres que ceux qui sont sur son mari) : elle ne s’en est pas encore aperçue. Faut vraiment qu’elle arrête le lexomil.

J'ai "malencontreusement" mis le feu à un certains nombre des vêtements de la même en allant fumer une cigarette en cachette dans la buanderie pendant un repas interminable chez lui (je ne fume pas en fait, mais fallait bien trouver une excuse pour provoquer un incendie).

J’étais systématiquement en retard aux rendez vous, quand je ne les loupais pas, une fois j’ai même envoyé Griotte à ma place à un gala. Paraît que Poupoune, son furet, qu’elle avait pris comme fourrure, à fait un malheur !

J'ai aussi menacé ma mère de me faire nonne si elle me forçait à épouser Hermance (elle ne m'a pas cru, mais j’étais à bout ce jour là, j’étais presque sérieuse).

J’en passe et des meilleures. Mais  Hermance s‘accrochait à mon patrimoine comme un  morpion à son poil. J’avais presque fini par me faire une raison.

Jusqu’à semaine dernière. Ou là trop ! Ce fût trop !

J’étais au défilé Chanel en compagnie du Graphopathe, et comme je trouvais la collection chiante à mourir (trop de blanc, le virginal et moi ce n’est pas compatible) ( Gab’ lui bavait un peu) (Gab’ c’est le petit nom du Graphopathe, parce que Graphopathe, c’est un peu long à écrire des fois quand même.) j’ai regardé un peu autour et voilà que j’aperçois à ma droite Hermance et sa mère ! J’ai vu Hermance pointer la dernière robe du défilé, sur ses lèvres j’ai lu : celle-là ! Et sa mère d’acquiescer mollement.

Ca sentait le roussi.  Hermance qui choisit ma robe de mariée… Hideuse forcément. J’avais presque oublié qu’il faudrait aussi un jour que je l’épouse pour de vrai.

On a quitté la salle en douce, moi me cachant tant bien que mal derrière Gab’ (il est un peu trop mince pour me dissimuler entièrement) et je me suis dis que là il fallait vraiment, vraiment faire quelque chose.

C’est Calixte qui s’en est chargé. (Donc pour lire la suite, vous cliquez, faut vraiment tout vous expliquer)

14 commentaires:

Vicky a dit…

Ce Calixte est un homme plein de ressources. On peut le louer ponctuellement?

Christophe Borhen a dit…

Si l'on sait que le verbe " mécher " signifie " désinfecter un tonneau en y faisant brûler une mèche soufrée ", alors on est tout en joie de découvrir que " Hermance " est l'anagramme de " mèchera ".

(j'aime vous lire donc je vous " lie ")

Le Graphopathe a dit…

Pauvre Hermance, quand même.

Je comprends maintenant pourquoi on a du partir si vite
(vous auriez pu m'expliquer quand même).

Framboise a dit…

Vicky : ok, mais juste ponctuellement alors. Et il est cher. (Calixte, chou, n'oublie pas ma commission : 40% )

Christophe Borhen:
Ah oui, tiens, je n'avais vu qu'"En marche !" et ça n'avait rien d'amusant.

(C'est fort aimable à vous de me lier, par contre, je m'appelle Framboise, comme le mignon petit fruit... et non pas Françoise comme dans le chanson de Boby Lapointe)

Le Graphopathe : Voyons mon engoulevent, vous êtes si poli que vous auriez souhaité aller le saluer. J'aurais eu peine à vous infliger ça.

Ant. a dit…

"Il racontait à tout ceux qui avaient..."

Vous deviez être salement imbibée quand vous avez écrit ceci, ce genre de faute de frappe ne vous ressemble pas. On mettra ça sur le compte de l'émotion, mais cela vous vaudra quand même une dizaine de coups de verges sur votre cul nu (je sais, je sais, il faudra trouver autre chose comme punition si le but est de vous mortifier).

Votre frangin mérite toute mon estime. Quel sens de la famille et de l'à-propos. Vous avez de la chance, très chère.

Framboise a dit…

Mon cher Ant. D'autres erreurs se sont glissées dans ce billet (j'en retrouve au moins deux) je pense vous infliger les même sévices pour toutes celles que vous avez omis de pointer.

Et Calixte, en effet est un frère merveilleux. Sans lui je m'ennuierais tellement...

Ant. a dit…

Chère Framboise,

Je n'ai mentionné qu'une seule erreur par soucis de ne pas vous accabler.
Mais pour les coups de verge, c'est quand vous voulez.

Midnight Branleur a dit…

Dommage que vous n'ayez pas de poil ou peut-être heureusement car je vais vous prendre très précisément à rebrousse-poil en faisant des prières pour que cet horrible canard qui se déploie sous votre nombril est une décalcomanie et non un vrai tatouage. Hermance l'a échappé belle et quant à son père il doit avoir vraiment mauvais goût pour tolèrer une telle horreur, fût-il en string ou non.

Framboise a dit…

Antoine : Des promesses, toujours des promesses. Vous aimez me faire languir...

Midnight Branleur : oulà, ça a l'air dur d'écrire d'une seule main. Et dans votre cas la masturbation semble raccourcir la vue. Au demeurant, rien ne vous oblige à vous palucher devant ce blog.

Ant. a dit…

Allons, allons, chère Framboise, vous savez bien que la partie la plus intéressante du désir réside dans l'attente... Vous n'en jouirez que plus le jour venu.
Languissez vous donc, chère amie. Mais n'abusez pas trop du dildo en attendant, vous risquez de vous blesser.
Et puis vous avez Monsieur de Grignan qui vous remplit l'attente (et le reste), ça ne doit pas être trop pénible de patienter encore un peu.

comm and come a dit…

Je découvre donc ce blog et me retrouve au milieu d'une querelle entre amant... Je repasserai donc ^^

Dr T a dit…

Au tout début de l'histoire je me suis mis a chercher ce que faisait comme boulot Hermance de Grignan dans le secret espoir de devenir un jour son patron en changeant de job (on est prêt à tout parfois ;-) !). Mais vu la tournure des événements, je me demande s'il n'aurait pas mieux fallu que je sois tout simplement son père ?
;-)

Framboise a dit…

Dr T : Mais qu'allez vous inventer là ? Vous n'avez pas besoin de ruser pour pouvoir m'ausculter très cher. :)

Dr T a dit…

Ah, s'il ne s'agissait que de vous ausculter ... J'en ai ausculté d'autres ;-)