27 mars 2010

La Conversion de Klixte

Pfffffffffffff More is Less devient de plus en plus useless...
J'en profite pour poster ici un billet que j'avais écrit et que je n'ai pas pu poster parce que les deux autres étaient en plein trip sur un tout autre sujet et que je n'entrais pas dans la ligne éditoriale (et gnagnagna).

En plus, une paire de personnes citées dans ce billet étaient encore vivante ce qui rendait mon texte beaucoup plus drôle. Enfin…



Bon, et bien je le confirme… j'ai encore cédé.

En même temps, la tentation était vraiment énorme.

Ce que j'aime à Bruxelles, c'est que ça a beau être la province, c'est à un jet de pierre de Paris. Et c'est bien pratique pour le shopping.
Je faisais un saut chez Colette puisqu'il n'y avait que là que j'étais sûr de trouver un Parrot d'Andrée Putman. Et puis mes yeux se sont posés sur elle, immense, grandiose. Et ça m'a repris. J'ai immédiatement dégainé ma Visa et acheté une paire de paires exclusives et deux ou trois autres modèles qui me faisaient de l'œil.
Bien sûr, en débarquant pour bruncher au Be Zen où m'attendait mon cousin Estèphe qui fait le café à la galerie Kreo, encombré de mes cinq sacs, j'ai du essuyer quelques remarques piquantes.
Il faut dire qu'Estèphe n'a que 22 ans et un bac L tout neuf en poche.
-"Des quoi ?" m'a-t-il demandé en ouvrant des yeux comme des soucoupes à thé Rosenthal après que j'eus répondu à la très prévisible question "Y'a quoi dans tes sacs ?"
-"Des Converse." Répétais-je en détachant les syllabes.
-"Mais c'est plus à la mode !" S'exclama mon cadet.
-"A la quoi ?" M'enquis-je en toisant l'impudent. "Sache que ces baskets existent depuis un siècle et qu'ils méritent donc le respect en vertu de leur âge vénérable."
L'argument n'avait pas l'air de l'impressionner.
-"Ben justement." Reprit l'écervelé en croquant quelques cacahuètes au wasabi. "Un siècle, c'est archéologique."
-"Mais petit inculte, ça ne fonctionne pas comme tu sembles le croire. Regarde le tailleur de Chanel. Ca fait 75 ans qu'il font et refont tout le temps le même. Les femmes les achètent parce que le modèle est vraiment au point. Et Saint Laurent. Tu crois qu'il aurait eu autant de succès de son vivant s'il n'avait pas passé trente ans à se répéter à l'infini ?
Résultat, c'est devenu iconique. Ben les Converse, c'est pareil."
-"Ben si tu aimes les baskets, achète plutôt des Puma Alexander Mc Queen. Ca au moins c'est cool."
-"Je sais." Coupais-je d'un ton un peu irrité. "J'en avais une paire de Amq Scythe que j'utilisais pour faire mes Pilates. Mais je les ai oublié dans mon appart de Strasbourg. Je suppose qu'on les aura balancées aux ordures. J'espère que sous son pont, le clodo qui les aura récupérées apprécie le confort inégalable de cet objet design de haute technologie."
Et puis, comme j'en avais plein les bottes du sujet, on est passé à un registre plus constructif : le plan B d'Estèphe pour mettre la réceptionniste de l'agence dans son pieu.

De retour à Bruxelles j'ai déballé avec émotion mes DRx et me suis empressé de les ranger dans le placard du dressing. Une bonne place, à côté des Keith Haring. C'est là que je me suis aperçu que ledit placard commence à montrer des signes de faiblesses ou plutôt que ma collection de baskets en toile commençait à prendre des proportions vraiment effrayantes. Surtout dans la mesure où je ne les porte jamais.
Si elles était un peu plus chères, je les mettrait bien pour aller bosser. Mais vous me voyez au bureau avec des bêtes baskets à 195 € la paire. Faut rester sérieux aussi.

Bref il faut que je refasse faire des placards ou que j'aille voir un psy vraiment compétent. Parce que là, je viens de me regarder "Marie-Antoinette" et je me rends compte qu'un joli modèle rose manque à ma panoplie.

PS : Ce n'est pas moi sur la photo. Je tiens A-BSO-LU-MENT à le préciser.

20 mars 2010

Wedding Malfunction

-  "C'est bon, tu peux sortir, il est parti." est venue me souffler Candice hier soir.
- "Ca devient embarrassant cette histoire," j'ai soupiré en sortant du dressing où je m'ennuyais ferme et en silence depuis deux heures..
- "Il est jeune," a  tempéré Candice en retirant un bas qui s'est coincé dans mon soutien gorge. "C'est à moi ce soutif ?"
- "Ben oui, fallait bien que je passe le temps. Tu savais que t'avais un bonnet de plus que moi ? C'est dommage, je t'aurais bien emprunté quelques Chantal Thomass."
- "Eh bien quand tu auras pris du ventre et de la poitrine tu pourras."
- "Beeh, je vais ni tomber enceinte ni me gaver de MacDo pour pouvoir mettre tes soutifs." Je m'écrie en ôtant le soutien-gorge et en allant m'allonger sur le canapé.
- "J'aime la manière dont tu mets sur un pieds d'égalité la grossesse et la prise de poids, et on est jamais à l'abri d'un accident."
-"T'inquiète, la dernière fois que j'ai fait du sexe sans protection c'était dans un cauchemar y'a deux mois.N'empêche, en être réduite à me cacher dans le dressing de ma propre demeure quand ton petit frère vient sans prévenir, ça devient vaudevillesque."

Candice a soupiré et est venue s'asseoir sur le fauteuil me faisant face.

- "Mais tu l'as un peu cherché quand même."
- "Oooh, c'est bon, on a baisé genre trois fois, en un mois, et c'était que des coups comme ça. Marre des mecs qui tombent amoureux dès qu'on les laisse tremper leur nouille. Et ça fait plus de deux mois que je lui ai assez clairement signifié que c'était pas possible. Candice, ça devient vraiment gênant."
- "Oui, tu as été claire... A la limite de la brutalité."
-"Mais que voulais-tu que je fasse ?  C'est pas tous les jours qu'un type m'invite à son mariage et au moment de dire "oui "à sa fiancée, dit "non", se tourne vers moi, met un genoux à terre et me demande de l'épouser. Je savais plus où me mettre moi. J'ai cru que la mère de la mariée allait me liquider à coups de sac Hermès."
- "Oui, c'était assez drôle." a pouffé Candice, se souvenant sûrement à quel point la couleur cramoisi qu'avait pris le visage de Madame de Croups jurait avec le canari de son tailleur.
- "Mais sur le coup tu rigolais pas."
- "Tu as filé un coup de genou dans le menton de mon frère avant de retirer tes stilettos et t'enfuir de la mairie aussi vite que ta robe le permettait. C'était déjà suffisamment embarrassant sans que cet imbécile ne se mette à te courir après, la lèvre en sang, en hurlant "Framboise je t'aimeuuuuh""
- "Oui, heureusement que le père de la marié l'a tâclé avant qu'il ne me rattrape, il aurait été fichu de mettre du sang sur ma tenue Lacroix et je n'aurai jamais osé la rendre à Gabriel."
- "Passons, ça restera un traumatisme pour toute la famille, mais en ce qui me concerne, pas tant que de devoir appeler Giselle de Croups "belle-soeur" pour le restant de ses jours. A la place de Grimauld rien que la vue de son décolleté mou débordant d' une meringue Givenchy m'aurait fait prendre mes jambes à mon cou."

Il y a eu un silence pendant lequel Candice a inspecté sa french manicure et moi mon épilation américaine (c'est un trèfle à quatre feuilles en ce moment, St Patrick oblige). et puis elle l'a brisé d'un soupir.

- "L'idéal maintenant serait qu'il jette son dévolu sur quelqu'un d'autre que toi, c'est mon petit frère et je l'adore, mais ses visites nocturnes dans l'espoir de te surprendre et  te "reconquérir" et ses accès de déprime qui m'obligent à passer des heures avec lui à l'entendre vanter tes charmes inaccessibles, ça devient fatiguant. Sans compter que je commence à craindre pour la vie de Clément, on aurait peut être pas dû utiliser ton fiancé comme excuse, Grimauld semble assez jaloux."

- "Latal on s 'en fout, Grimauld est plus musclé mais je suis sûre que cette lavette cours super vite quand il s'agit de prendre la fuite, le truc c'est juste de trouver quelqu'un qui pourrait vraiment plaire à ton frangin et qui soit d'assez bonne famille pour flatter l'égo de tes parents."
- "Oui, et d'une réputation un peu moins sulfureuse que la tienne, tiens j'ai encore entendu parler de ce fameux épisode avec le fils de Grignan la semaine dernière."
- "Oh lui ?  Le père était bien plus intéressant. Et Calixte... Eh mais attends, je me demande pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt. J'ai peut être bien quelqu'un à présenter à ton frère."

Candice a levé un sourcil intrigué, je suis allée nous servir deux flûtes de champagne et je lui ai expliqué.

18 mars 2010

Klixte n'est plus iPhone

Quelqu'un du genre Emmanuel Ungaro a du dire un truc du style qu'une robe était réussie si on devinait la femme nue en dessous.
C'est aussi le cas d'un pantalon bien coupé (mes collègues de bureau sont assez bon public en la matière et j'aime les faire profiter du résultat de mes virées shopping).
Mais reprenons depuis le début.

Cette fille là, je l'avais aperçue en début de semaine en passant brouter une salade au mess (la cuisine qu'on nous y sert n'est pas bonne au point que je puisse utiliser des verbes comme grignoter et encore moins déguster) et elle m'avait tellement tapé dans l'œil que je l'avais coursée jusqu'à son bureau du quatrième.
Dans mon coin, il n'y a strictement plus rien qui ne porte la moustache (je n'ai pas dit qu'on ne respectait pas les quotas en matière de parité, mais c'est vous dire si la situation est déprimante).

Elle est allemande et contrairement à ce qu'on pourrait envisager si on pense à leurs bagnoles, elle, elle est plutôt carrossée par
Mugler.
Elle bosse sur une question de nouvelles technologies.
Donc j'ai sorti mon Iphone pour lui demander si je pouvais l'immortaliser.
Elle a souri en me demandant si j'avais déjà posté sur
le genre de sites où les propriétaires de téléphones Apple peuvent afficher leurs autoportraits.
J'ai menti en répondant que non et elle a sourit plus largement.
Ces filles du nord ne sont pas farouches.
Au bout de trois minutes, elle avait déjà les tétons à l'air et la jupe suffisamment troussée pour qu'on puisse lui trouver la cuisse légère (et fuselée).

Et puis elle m'a chipé le téléphone et a réclamé de pouvoir jouer avec à son tour.
C'est là qu'intervient le principe d'Ungaro.
Mon pantalon s'est vite révélé superflu et j'ai été invité à l'enlever après que ma portraitiste ait soigneusement fermé la porte.
Les autres fringues ont suivi et tout s'est enchaîné de manière un peu trop rapide pour que je garde le contrôle des évènements.
Elle m'a promis sa petite culotte, un truc hyper délicat de chez Fifi Chachnill, si je m'exposais dans des postures plus suggestives. J'ai gagné ma récompense au prix de contorsions qui me laissent penser que j'ai encore eu affaire à une adepte occasionnelle du gode ceinture…

Ma complaisance eut un effet presque inespéré (je ne me savais pas irrésistible à ce point). Alors que j'étais coiffé de sa lingerie, elle offrit à ma vue une chatte délicatement épilée. Son motif me rappelait un peu ma sœur, mais la nuance de la toison était suffisamment différente pour que je ne me noie pas dans des considérations freudiennes.
Finalement, bondissant du bureau sur lequel elle s'était juchée, elle me pris par la main et, après avoir envoyé mes fringues sous une armoire d'un coup de pied, m'emmena dans le local juste en face.
Sur le coup j'eus un peu peur que ce soit là qu'ils aient installé leurs photocopieuses, mais je fus soulagé en constatant qu'il s'agissait d'un simple placard à balais.
L'exiguïté de l'endroit nous permit une chaude promiscuité directement proportionnelle à son inconfort, mais ma partenaire se montra bien assez incandescente pour que j'oublie les brosses dont les manches menaçaient parfois ma dignité.

Après un coup d'œil prudent, nous sortîmes de là pour regagner le bureau d'un saut de puce.
C'est là que toute l'angoisse de la situation nous sauta aux yeux.

Sur le coin du bureau, là où elle l'avait posé un instant auparavant, mon téléphone avait disparu. Les mines contrites de ma partenaire et ses excuses murmurantes ne changent rien à l'affaire.
J'ose à peine imaginer qu'un(e) sombre inconnu(e) pose les yeux sur les clichés qui s'y trouvent. Comment pourrais-je encore avoir l'air conquérant s'il vient à se savoir que pour le prix d'une petite culotte je suis près à m'exposer de la manière la moins virile qui soit.

Cette fois, ma résolution est prise : no zob in job !


Oui, mais alors où ?

15 mars 2010

Klixte joue l'enjeu

Malgré la fichue grisaille qui donnait à mon teint un petit air blafard, il flottait sur ce week-end comme un irrépressible parfum de printemps.
Ne me demandez ce qui me permet de l'affirmer, je serais bien incapable de le décrire précisément, mais l'éclosion s'annonçait, fourmillante et pétillante. Les beaux jours s'accompagnent toujours de ce frémissement particulier et d'une absolue certitude : il était temps de renouveler ma garde robe.

C'est donc plein d'entrain que j'ai gagné le centre-ville après une plongée exhaustive dans la crème des magazines de mode afin de ne plus rien ignorer des items qui me permettraient, cette saison encore, de briller par mon élégance et cette classe innée qui constitue le plus bel héritage que notre mère nous aie légué à moi et ma sœur (quand cette dernière n'oublie pas de s'épiler une aisselle cependant).

A mon entrée dans la boutique, les deux vendeurs qui jusqu'ici semblaient absorbé dans leur discussion levèrent vers moi un regard interrogateur. Scrutateur devrais-je dire en fait.
Je répondis à leurs salutations d'un signe de tête et entamai un tour d'horizon des cintres avec ma désinvolture naturelle.
Ils avaient "Le" modèle et "La" couleur. J'étais aux anges et j'imaginais déjà l'effet produit en soirée.
Comme je me décidai à me lancer dans un essayage, je m'aperçus qu'un de deux garçons se trouvait à mes côtés et semblait me jauger avec une assurance que je trouvai un rien désagréable. J'aime que le personnel conserve une déférence de bon aloi. Il présentait néanmoins très bien avec son teint bistre et ses cheveux sombres et disciplinés.

Je jetai mon dévolu sur trois pièces et me laissai guider pour un essayage.
Le premier vêtement était seyant à souhait et j'acceptai de bonne grâce les compliments de l'employé qui jouait son rôle à la perfection jusqu'au moment où, alors que nous envisagions une légère pince à la taille, sa main dévia de quelques centimètres pour effleurer mon entrejambe.
Je ne tressaillis même pas, même si je restai un peu étonné par cette maladresse subite. L'idée m'effleura que je plaisais peut être à ce garçon (on sait bien comment sont les employés de ces boutiques de mode…) que la nervosité gagnait quelque peu à rester ainsi en ma présence. J'en souris.

Le deuxième pantalon m'allait tout aussi bien et personne ne trouva rien à redire à la façon dont il tombait sur moi.

-"Si vous permettez." S'enquit mon assistant alors que j'enfilais mon troisième choix dans l'intimité de ma cabine. "Le bouton ferme difficilement sur ce modèle. Il lui faut parfois un peu d'aide."
Il glissa ses mains vers ma braguette et entrepris de forcer légèrement la boutonnière. Je ne sais pas s'il était particulièrement incompétent, mais chacune de ses tentatives maladroites diminuait la probabilité que ce vêtement moulant puisse être serré un jour.
-"Je suis désolé, Monsieur." Me souffla le jeune homme d'un air aussi contrit que mon cousin Estèphe quand il réclame une fessée à sa copine.
-"Ce n'est pas grave." Soupirai-je alors que l'élastique de mon boxer devenait pour moi une véritable torture.

Le vendeur se laissa glisser à genoux pour remédier à la situation.
Vous êtes majeurs et vaccinés (du moins je l'espère, sinon du balai, sales morveux, ma sœur ne montre plus ses seins au premier venu), je n'ai pas besoin d'entrer dans le détails des étapes suivantes.

-"Monsieur prendra les trois ?" S'enquit-il en se redressant après quelques minutes seulement d'une virtuosité qui me laissait le souffle court.
J'acquiesçai vaguement en me rajustant.
Un coup d'œil au miroir avant de me rendre à la caisse. A part quelques rougeurs aux pommettes, j'étais tel que j'étais arrivé tout à l'heure, impeccable.
Pendant que mon vendeur préparait un reçu Visa en souriant radieusement, son acolyte arborait une mine franchement maussade qui n'était franchement pas des plus commerciales

Je saluai et m'apprêtai à sortir quand le boudeur déclara sur un ton maniéré un rien trop haut pour que je puisse l'ignorer à son collègue "OK, ça fait 8 à 2, mais c'est pas du jeu. La prochaine fois, c'est moi qui m'occupe des frocs et toi des chaussures."

Et en plus, le troisième pantalon me fait la fesse un peu basse et je déteste ça.

14 mars 2010

J'aurai toujours un doute. 2/2

J'en étais où avant de devoir interrompre le blog à cause des bêtises de mon frère ?
Ah oui, Clément me tripotait le téton, je l'aidais à faire les bons mouvements pour me faire gémir et je sentais son zizi tout dur qui se collait contre ma raie des fesses.

Soudain j'ai eu envie d'arracher ma nuisette, ce qu'en dépit de mon état d'ébriété avancé j'ai fait avec une classe incomparable, (heureusement qu'on était dans la pénombre, j'ai arraché une bretelle... mais je ne crois pas qu'il l'ait remarqué) et j'ai frotté mon épilation américaine contre lui (c'était un petit coeur cette fois) pendant que nos torses se collaient et que nos lèvres se soudaient l'une à l'autre. Il avait même pas les lèvres sèches, et j'ai carrément regretté de ne jamais lui avoir roulé de pelle avant. D'ailleurs puisque ses doigts avaient fait leur devoir sur mes tétons et se dirigeaient maintenant dans une zone carrément plus humide, j'ai attrapé ses bouclettes brunes, je l'ai poussé vers le bas et j'ai vérifié si le bout de sa langue jouait aussi bien avec mes tétons qu'avec mes lèvres.

J'ai joui.

Ça lui a détrempé les doigts et il a profité de la lubrification inattendue pour m'en glisser une paire dans les fesses. Comment dire, moi, quand on me fait ça, je deviens folle.
J'ai voulu l'insulter pour oser me faire un tel effet, mais tout ce que j'ai pu faire c'est gémir, me renverser sur lui, et laisser glisser sa bite en moi.
Il y a eu un moment blanc, pendant que je savourais son entrée lente et sensuelle, et il m'a brutalement serrée contre lui.
- "Framboise..." a-t-il murmuré pendant que nos hanches s'accordaient sur un rythme langoureux
- "Oh Clément... pourquoi on a pas fait ça avant ?"
- "C'est étrange comme vous êtes étroite... han, j'aurais pensé être comme une petite cuillère dans un bol vide. Je croyais que Gab' exagérait mais vous êtes vraiment un bon, oooh coups..."

- "Fermez là et venez plus profond." J'ai murmuré en lui attrapant le lobe de l'oreille entre mes dents et en donnant un coup de hanche inéquivoque. Ses doigts ont pressé mes fesses et il a étouffé un gémissement dans mon cou. Nos corps devenaient humides et sentir mes tétons glisser contre son torse à chaque va et vient me rendait dingue.
Alors que je me sentais décoller et que le rythme se faisait plus pressant, Cl'm a murmuré :
-"Framboise, je vous aime."
J'ai répondu,
-"Oh Clément, moi aussi, moi aussi."
Et on a jouit ensemble, c'était grandiose.
Après je ne sais plus trop entre l'alcool et l'orgasme c'est devenu très vague.
J'ai des souvenirs très vagues, de soupir, de sueur, de déclarations enflammées, de courir à la salle de bain faire un brin de toilette, d'avoir léché tout son corps, mordillé ses chevilles et sucé chacun de ses doigts, d'avoir senti sa langue partout où il était possible de la glisser, nos mains qui s'emmêlent et l'impression d'être follement amoureuse.

Quand je me suis réveillée le lendemain matin, j'étais en nuisette, Cl'm en pyjama dormait à l'autre bout du lit. Un seul regard a suffit pour me dire que vraiment ce type, je le détestais, et ça m'a rassurée. On fait de ces rêves parfois.

Je me suis dirigée vers la salle de bain.
J'ai croisé Calixte dans le couloir, il était tout vaseux lui aussi. Il m'a salué comme ça :
- Il manque une bretelle à ta nuisette Gerboise. 
Ça m'a fait un peu frémir. Mais c'est si fragile ces petites choses là. 

En rentrant dans la chambre, j'ai trouvé Cl'm assis sur le bord du lit qui regardait circonspect une griffe sur son torse. 
-"J'en tenais encore une bonne moi hier, a-t-il soupiré, je vous ai pas entendu vous coucher."
-"C'est pas plus mal, j'ai grogné, j'aurai été dans l'obligation de vous souhaiter une bonne nuit, et ça m'aurait fait mal."

-"Pour ça pas de souci Framboise, vous faites un de ces bordel en dormant, on croirait passer la nuit dans la cage d'une colonie de  femelles bonobos en chaleur. C'est en dormant que vous m'avez réveillé."
- "Vous avez de ces images, je suis peut être bruyante mais je suis très bien épilée, et à part ça vous avez bien dormi ?"
- "Non, j'ai fait un rêve tellement stupide que je me demande s'il n'y avait pas du LSD dans le champagne."

J'ai pas osé demander. 

11 mars 2010

La butch qui bloquait mes toilettes.

Le truc mal foutu dans mon appartement c'est que les toilettes sont dans la salle de bain.

Annette, le petite copine de ma coloc' Candice est restée à la maison aujourd'hui. Il paraît qu'elle est barbouillée.

Moi aussi, je suis chez moi en ce moment.

Vers 11 heures. J'ai voulu aller aux toilettes.
Elle était dedans. Littéralement.
J'ai vu ses fesses avec ses poils de raies qui dépassaient un peu (sa moustache est bien soignée, mais par là c'est complètement hirsute, je trouve ça outrageant, un tel laisser-allez capillaire). Elle avait la tête bien profond dans les toilettes et elle a dit : "Bleurg". Sans même relever la tête. J'avais pas trop envie de voir d'ailleurs, elle avait sûrement des bouts de vomi coincés dans la moustache.
Moi j'ai dis "Oups" et j'ai refermé la porte.

Ça fait deux heures qu'elle est là dedans. Ça devient inquiétant. Je sais qu'elle est en vie, j'entends des drôles de bruits de canalisation.
Je suis allée faire pipi et prendre ma douche chez Ignace, le voisin du dessous. Il est très sympa, je lui ai proposé de venir me mater sous la douche en échange du service et il a décliné super poliment en devenant un petit peu rouge, c'était trop mignon.

En attendant, je sais pas trop ce que je dois faire. J'ose pas rentrer, vu comme on est copines elle est fichue de raconter à Candice que je suis entrée exprès pour la mater, et comme Candice est super jalouse ça va encore faire des embrouilles.  Et si j'appelle les pompiers et qu'elle est encore dans la même position, ils vont avoir super peur et ça va pas être pratique pour les draguer.

Pff, je sais pas quoi faire et je vais bientôt avoir encore envie de pipi.

[Mise à jour de 1(h24] 


S'estimant vide, Annette est sortie des toilettes pour migrer dans la chambre de Candice. Moi , contrairement à Népicumoche le raton-laveur de Mère et Calixte, le raté-branleur de Mère, (tu vas me répondre oui ? ) je vomi super proprement. 
Annette, elle a transformé la salle de bain en marécage. 
Il est hors de question que je nettoie. Si on me cherche je suis chez Griotte et David. 

Je proteste !!

Calixte, je te vois faire. Arrête de changer mes fonds de blogs ou je te retire les privilèges administrateur.
On avait dit que si tu voulais changer quelque chose tu me demandais avant!!
T'as vraiment aucun respect !
Et c'est bien la peine de mettre un Iphone si tu réponds même pas quand je te harcèle sur le tien !

Je te déteste !
( Et le coup du template WoW avec un troll, non c'était vraiment trop. refais jamais ça.  )

10 mars 2010

Framboise en lady rouge jusqu'au bout des seins

Vêtue de sa seule petite culotte noire qui lui faisait comme un bandeau sur les reins, ma frangine s'égosillait en se déhanchant comme une forcenée.

-"The eyes of Ma-hars, the e-heyes of Maaaaaaaaaaaars !!!"
Je la regardai onduler un moment avant de saisir la télécommande et de faire taire à la fois l'égérie et son ersatz.
Framboise s'immobilisa une seconde avant de se retourner, l'air circonspect. L'expression sur son visage hésita entre le soulagement et la surprise en me découvrant.
J'imagine qu'il eut été comp
romettant pour elle de se faire surprendre par sa duègne de colocataire alors qu'elle s'exhibait de manière aussi débridée.

-"Calixte chou ! Qu'est ce comment tu fais entré ici ?" Me demanda-t-elle, un peu confuse dans son discours.
-"Je suis en déplacement avec mon boss pour la journée, si tu veux savoir. Et pour le code, j'ai essayé le truc que j'ai retrouvé griffonné sur mes fesses au lendemain du réveillon. Je l'avais noté au cas où ça pourrait servir. Quand est-ce que tu as fait ça ?"
Elle haussa les épaules pour toute réponse et vint m'embrasser.

-"C'est gentil de venir me voir, frangin chéri." Me susurra-t-elle. "On fait quoi ?"
-"Si je suis venu c'est parce que j'ai un truc à te demander." Repondis-je avant de m'interrompre. "Qu'est-ce que tu portes sur le bout des seins ?" Sans attendre sa réaction j'effleurai un mamelon du doigt. Il était couvert d'une substance grasse et vivement colorée.
-"Juste du rouge à lèvres." Répondit-elle en souriant innocemment (si vous pouvez l'imaginer faire ça). "Alors, tu voulais quoi ?"
-"Je suis sans blog fixe en ce moment et ça ne m'amuse pas de ne pas exister sur le net."
Je lui tendais une perche énorme pour qu'elle fasse sa maligne.
-"Tu as supprimé tes quinze profils de rencontres ?"
-"Ricane, bécasse. J'ai envie de pouvoir m'exprimer tel que je suis réellement. Ca te dirait pas un coloc de blog ?"

Elle darda sur moi un regard tellement calculateur que je pouvais entendre les circuits intégrés grésiller à l'intérieur de sa petite cervelle.

-"Pour ça, il va falloir que tu m'expliques l'embrouille de la semaine passée alors, Tex d'amour." Ricana-t-elle avant de s'installer dans un canapé et de tapoter l'emplacement à côté d'elle pour m'inviter à m'y asseoir.
Je m'exécutai et entamai mon récit.
-"Clément a reçu un mail auquel il n'a rien compris."
-"Oui, ça j'ai lu."
-"Alors j'ai mis des commentaires marrants à la suite du billet qu'il a publié pour mettre un peu de fun dans cette prose par ailleurs fort niaise."
-"Mmmmmh, marrants, ouais, et ?"
-"Ben, Gabriel n'a pas aimé." Framboise fronça les sourcil, je ne sais pas si elle voulait ressembler à Dita Von Teese où me faire savoir qu'elle déteste que j'asticote son Graphopathe, mais je ne pris pas le temps de lui demander de préciser ses intentions.
"Le violoniste a ramené sa fraise. Il était en Finlande et il me menaçait de me faire des trucs pas catholiques, enfin… orthodoxes parce que… Bref ! Tu crois qu'il peut donner des concerts pour autre chose que pour des phoques ce type ? La dernier fois il était à Copenhague."
-"Tu as dit – bref ! –" me rappela Framboise d'un air impatient.
-"Oui, bon ! Comme j'étais un peu échauffé et que Clément a pas été sympa en prenant parti pour Gabriel, j'ai décidé d'organiser un putsch et de tenir le blog à moi tout seul pendant une semaine ou deux pour leur montrer de quoi j'étais capable. J'ai demandé à Estèphe de me pirater un peu le site."
-"Estèphe ?" M'interrompit Framboise. "C'était vraiment raisonnable, ça tu crois ?"
Je haussai les épaules.
-"Il est un peu down depuis que son barbare s'est fait rétamer la gueule, donc il joue plus trop en ligne. Et puis il se débrouille pas mal pour craquer des codes quand il veut. Je lui avais juste demandé d'ôter les privilèges d'administrateur à Cl'm et Gab' pour que je puisse prendre le contrôle tout seul."
-"Mais ça tu peux le faire toi-même sans avoir à demander de l'aide. Même moi je peux y arriver." Me coupa une fois de plus ma sœur qui commençait sérieusement à me courir avec ses remarques impertinentes.
-"Ben j'ai voulu faire les choses en grand. Le bug c'est qu'Estèphe a pas percuté et qu'il a écrasé les compte Google des deux autres."
-"Holy fuck !" S'écria Framboise en ouvrant les yeux tout grands. "Il a bazardé les boîtes mail, les albums photo et je ne sais quoi d'autre qui devait être rattaché à leur adresse alors ?"
-"Et notre blog en même temps que l'adresse de Clément, évidemment. Donc j'ai plus de site ou écrire."
-"Ils doivent t'en vouloir grave genre méga." Remarqua ma frangine en retenant très mal son envie de glousser. "Quel boulet ton cousin quand même."
-"C'est le tien aussi je te rappelle. Pour l'instant, j'ai pas trop de retour. Mais ce qui est sûr, c'est qu'avant de passer ici, j'ai fait un tour par l'appart d'Estèphe et j'ai crevé les pneus de sa mini."
Le sourire de Framboise s'élargit encore un peu plus.
-"Estèphe il roule en Smart, si la mini était bleu roi, c'est celle de la tante Aliénor. Et si c'est le cas, tous aux abris, elle est en visite à Paris et tu lui as vandalisé sa voiture."
Je soupirai. Rien n'allait donc m'être épargné.

-"Bon, ce qui est fait est fait. On va pas revenir là dessus. J'espère qu'elle aura oublié l'incident pour les prochaines étrennes. Alors, tu m'invites sur ton blog oui ou non ?"
Framboise se tripotait consciencieusement le nichon d'un index qu'elle me glissa ensuite dans la bouche. Le rouge à lèvres avait un goût de fruit assorti à son prénom.
-"Tu aimes le parfum ? Je trouves que ça rend mes seins plus alléchants."
-"Mmmmmhhmm." Répondis-je en dodelinant de la tête pour lui faire comprendre que j'avais d'autres soucis en tête.
Ma soeur me contemplait d'un regard qui m'annonçait que j'allais bientôt devoir passer à la caisse.
-"Tu m'offres quoi pour que je te laisse faire ça ?" S'enquit-elle d'un air mutin.
-"Qu'est-ce que tu veux ?" Demandais-je convaincu que marchander avec une créature de sa trempe n'aurait pour effet que de me faire perdre du temps.
Sans rien dire, elle attrapa la télécommande et tourna vers moi son petit visage rayonnant tandis que Marion Cotillard reprenait avec conviction et que l'avenir s'annonçait
en crocodile rouge.


06 mars 2010

Message de Service. Le blog est de retour.

J'ai dû disparaître, et personne n'a voulu m'expliquer pourquoi. Mais ça m'a été dit sur un ton qui ne souffrait aucune contradiction. Dommage que c'est Clément qui me l'ai ordonné, parce qu'user d'un ton pareil avec moi, ça m'excite. A n'importe qui d'autre j'aurai demandé de me donner la fessée en me traitant de gourgandine. Mmmh...
Enfin bon, me voilà de nouveau autorisée à vous parler de mes fesses (je vois franchement pas où était le problème, c'est pas comme si j'avais de la cellulite) et bientôt le blog de Calixte mon adorable frère, Clément mon détestable fiancé et Gabriel mon tendre toyboy va revenir en ligne.
A bientôt!