22 novembre 2009

La clé de l'efficacité.

"Vite !" Il souffle dans mon cou, je sens son haleine de martini-fraise qui vient effleurer ma nuque délicate, c'était bien la peine de mettre du Poison, il ne doit rien sentir. Pas grave, j'ai d'autres atouts ! Et il les trouve vite, il va tout déformer ma robe ce goujat à glisser ses mains brûlantes dans mon décolleté. Il pourrait passer par en dessous, ou la retirer tout de suite comme ça je serais nue et il n'aura plus de problème pour trouver mes tétons.

Des fois, vraiment, les mecs manquent de pragmatisme.

On tombe sur le lit, moi au dessus, je lui déboutonne sa chemise, avec les doigts, j'ai pas le temps de le faire avec les dents, on a pas que ça à faire.J'ai à peine le temps d'embrasser des pectoraux merveilleusement lisses aux petits tétons bruns tout durs, que ses mains saississent les miennes et les font descendre sur sa braguette. Je ne m'en offusque pas, c'est au bord l'explosion par là, un cas de force majeure, et une perspective appétissante.

Je jette un oeil au réveil avant de m'intéresser à ce qui fleurit entre mes mains, il est 17h47 et ça fait un bon 20 centimètres. Oh j'adorerais le suçer en commençant juste en lui léchant le petit bout et puis en l'avalant tout entier. Ça doit être trop amusant et vu comme il gémit déjà alors que je joue juste à le caresser avec deux doigts, l'avoir tout dans la bouche et complètement esclave de ma langue ça doit être merveilleux. Je me laisse glisser à genoux sur le sol, je veux absolument y gouter, même si c'est qu'une minutes. Mais il me relève et remonte ma robe, il rigole en voyant que j'ai pas de culotte et m'embrasse, sa langue part de mon nombril et descend pour me titiller un peu, la position n'est pas idéale, j'envoie valser ma robe et je le renverse à nouveau sur le lit, avec mon clitoris à deux centimètres de ses lèvres il y arrivera sûrement mieux ! Agrippé à mes cuisses il me lèche à grands coups, j'adore ça, mais je le laisse me mouiller juste assez, on a pas le temps ! Dommage, il avait l'air assez doué, 5 minutes de plus et il aurait pu me faire jouir.

J'attrape un préservatif, et je lui enfile, j'ai à peine fini qu'il m'attrape par les hanches et me fait glisser sur lui.
Oh oui !

Ce type a des mouvements de bassin qui concordent si bien aux miens qu'on a dû être fait l'un pour l'autre, je hulule au bout d'une minute, j'agrippe ses cheveux, je lui mordille l'oreille, je ne sais plus qui je suis et je suis bonne pour reprendre une douche. J'explose quand il me glisse un doigt dans le derrière et que sa bite devient super raide en moi.
Aah !


Aaaah, je jette un oeil paniqué au réveil il est 17h58. Et Candice est la fille la plus ponctuelle du monde et elle a dit qu'elle rentrait à 18h00 pile !
On se rhabille vite fait, je le recoiffe rapidement pendant qu'il boutonne sa chemise et on cours s'installer sur le canapé devant nos verres.

- "Ah Framboise," s'exclame Candice à 18h02. Je viens tout juste de reprendre une couleur normale et lui n'a pas totalement effacé ce drôle de sourire niais qui barre son visage. (vous savez, LE sourire niais) , " "Tu es là, et je vois que tu as fais la connaissance de mon petit frère Grimauld, j'avais oublié de te dire qu'il avait une clé, tu n'a pas eu peur en le trouvant dans le salon j'espère ?"

Grimauld et moi on sourit bien en même temps en  faisant un signe de dénégation. On lui dit pas qu'en fait, en sortant de la salle de bain, je l'ai trouvé dans ma chambre en train d'inspecter dubitatif ma collection de préservatifs (je les avais étalés sur le lit pour classer les emballages par couleur. Je m'ennuyais un peu.)

- Très bien, très bien. Mais je vais te l'enlever pour le moment, cette tête de linotte se marie dans deux mois et rien n'est réglé, elle soupire. je me demande bien ce que tu peux fabriquer durant ton temps libre. ajoute-t-elle à l'adresse de son frère.
Et ils sont partis discuter dans le bureau de Candice.

C'est bien tout ça, ça veut dire que je peux filer une clé au Graphopathe ou à mon frangin, Candice ne dira rien. (Plutôt le Graphopathe, lui à tendance à remplir le bar alors que mon Calixte le vide. )

15 novembre 2009

Hair of the dog that bit you.


- "Elle est bizarre ta sauce... " j'ai dit en repoussant ma salade de Saint-Jacques tièdes.
Mandarine m'a jeté un regard amusé, j'ai cru qu'elle se moquait de moi, parce que d'habitude, je me jette sur tout ce qu'elle cuisine avec le même entrain que sur l'entrejambe de son frère quand je suis soûle.

( A jeun Mandarin et moi on est juste copains)

- "Tu la trouve manquée ? "
- "Non pas forcément... Mais..." J'ai pris un morceau de pain, saucé un peu avec et goûté à nouveau. "Il y a un arrière gout un peu étrange, familier mais, pas à sa place d'une certaine manière, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus."

Mandarine était secouée de petits éclats de rire entre deux bouchées de sa salade, qu'elle partageait avec son jumeau, comme d'habitude, une bouchée pour elle une bouchée pour lui. Ils sont mignons quand il font ça, après, je ne sais plus avec lequel des deux j'ai envie de coucher (de toute façon c'est eux qui décident)
- "Goûte encore, Framboise, ce soir, dans tous les plats on a ajouté un élément mystère. Mais il n'a généralement aucun mystère pour toi. J'aurais pensé que tu serais la première à trouver "
Conciliante et surtout intriguée j'ai encore goûté, mais vraiment, non seulement le goût avait quelque chose d'assez déplaisant, mais ça n'éveillait en moi qu'un vague sentiment de répulsion.

- "Alors ? "
- "Je sais pas."
Mandarin a émis un soupir désespéré et a disparu en cuisine pour revenir aussitôt avec un livre de recettes. Un simple regard sur la couverture a suffit.
- "Ah... ok.Original certes. Mais c'est pas bon. "
-" Je trouve ça délicieux !" S'est offusquée Mandarine.

J'ai piqué un morceau de Saint Jacques dans leur assiettes, c'est vrai que c'était bon. J'ai essayé celle de Griotte aussi, qui n'avait rien suivi, elle discutait avec Poupoune. C'était pas mal non plus.. Mais alors mon assiette ? J'ai été prise d'un doute affreux...
- "Mandarine, ma petite friandise asiatique, qui est le donneur ?"
Mandarine a réfléchi un isntant, faisant du regard le tour de la tablée...
-" Alors... Griotte et David ont celui de Mandarin, Mandarin et moi avons celui de David, Chlamydia et Phyllis sont tombées sur celui du voisin du dessous, Elmer,  le beau gosse rouquin violoniste qui me laisse tout le temps des mots doux sous la porte.Et toi... tu devais partager avec Elmer justement mais il a eu un empêchement, et c'était euh... Mandarin... C'est celui de qui ? C'est toi qui l'a récupéré celui là. "
Mandarin a eu l'air absolument gêné.
- "Ben comme je manquais de temps, que j'étais moi même un peu à court et que je ne trouvais aucun volontaire à branler, je me suis dit que c'était pas forcément obligé qu'il soit humain..."
- "Mandarin franchement... "ais-je entendu pendant que ma vue se brouillait et que renversant ma chaise je me précipitais vers les toilettes dans un effort desespéré pour ne pas ruiner ma minijupe Hystéric Glamour. En passant la porte du couloir, j'ai failli trébucher sur César, le labrador de la maison, sa vue m'a achevée, il remuait la queue.

Je lui ai vomi dessus.

Retour à l'envoyeur...

03 novembre 2009

I think I smell a rat

Framboise ? C'est pour toi...

J'ai senti une certaine panique dans la voix de Candice ma nouvelle colocataire, quand elle m'a appelée. J'avais bien entendu la sonnette, mais j'étais occupé à rendre mon sourcil gauche bien symétrique à mon sourcil droit, et ce genre d'opération ne souffre d'aucune interruption. Vous comprenez je suppose. Mais l'urgence dans la voix de Candice, et ce "c'est", indéfini, à peine humain, j'ai bien senti qu'il ne valait mieux pas la laisser seule avec la personne qui m'attendait. Calixte saoul ? A cette heure ci et à Paris , c'était peu probable. Mère ?  Une possibilité à ne pas négliger, elle peut parfois provoquer ce genre de réactions de gibier traqué chez les gens qui ne la connaissent pas. Mais elle est de cette faune bourgeoise à laquelle  Candice est accoutumée. Il ne restait qu'une possibilité.

- Griotte, ma chérie ! Tu es passée me voir, comme c'est gentil.


Oui, pendant que je vous parlais, j'ai passé une culotte et je suis sortie de la salle de bain. La scène qui s'est présentée à mes yeux, comment dire... Essayez d'imaginer Audrey Hepburn et Paris Hilton qu'on aurait mises dans la même pièce sans précautions préalables (vitre de séparation blindée, services de sécurité...). Je ne sais pas ce qui était le plus marrant : La moue dubitative de Griotte ou l'air franchement incrédule de Candice. Non, le plus amusant c'est qu'en euros elle avaient sûrement la même fortune en vêtements sur le dos, mais l'effet était comment dire... sensiblement différent.
(je pratique l'euphémisme aujourd'hui, c'est moins plaisant que le saphisme mais sur un blog, il paraît que ça rend mieux.)
Je les ai très rapidement présentée l'une à l'autre. Elles se sont fait la bise fort courtoisement, c'est étonnant, comme les deux maîtrisent l'hypocrisie polie avec un art consommé. J'ai pas essayé de créer plus de liens entre elles, j'ai traîné Griotte dans ma chambre.

- Elle est trop conne ta coloc' a lâché Griotte en se laissant tomber sur le lit.
- Ah.
Ce n'est pas le mot qui me viendrait en premier à l'esprit si je devais qualifier Candice. Mais Griotte avait sûrement une excellente raison pour penser ainsi. D'ailleurs je n'ai pas eu à demander.
- Elle m'a demandé si on m'avait dérobé mes vêtements et si j'avais besoin de me couvrir, genre elle voit pas que je porte du D&G et que c'est trop classe.
J'ai regardé la mini jupe de Griotte. Elle la couvrait au moins jusqu'aux hanches.
- Waaah le plafond est vachement haut.  Tu pourrais mettre un  sling, je viendrais faire des sexcam ici. Y'a des clients qui demandent des fois, mais chez David c'est pas pratique. déjà qu'il aime pas trop quand Chlamydia et moi on fait des trucs sur le lit et qu'on change pas les draps à la fin.

Je me suis allongée près de Griotte. Ça faisait longtemps, et c'est vrai qu'à petite dose c'est plaisant.
- C'était bien tes vacances ?
Je lui ai raconté, mais vous je vous raconte pas, vous n'avez qu'à imaginer. A un moment je suis passée à la cuisine, chercher de la chantilly (Griotte voulait essayer un truc) et Candice qui se préparait un bento pour sa pause déjeuner du lendemain m'a arrêté.
- Ton amie va bien ? Elle avait l'air dévasté. Si elle a besoin de la salle de bain et de quelques produits pour rectifier tout ce maquillage qui a coulé, ou de vêtements, n'hésite pas.
J'ai essayé de tourner ça de manière diplomate.
- Non mais elle est toujours comme ça. Sauf quand elle bosse.
- Ah c'est sa façon de se relaxer... a soupiré Candice un peu soulagée, c'est vrai que s'habiller de manière stricte tous les jours,ça peu devenir frustrant, un écart de temps à autre...
- Ah non, pour bosser, généralement elle est nue. Quoique d'après ce que j'ai compris des fois il faut qu'elle passe des fringues en cuir. Le bondage ca doit être un peu contraignant.
En fait j'ai pas été diplomatique du tout.
Candice a faiblement émis un  "ah." et s'est sauvagement intéressée à ses tranches  d'omelette.

Quelques heures plus tard j'ai fait sortir Griotte discrètement. Candice bossait sur son Mac book, elle n'a rien remarqué.
- Quand même, m'a soufflé Griotte, tu lui diras toutes mes condoléances à ta coloc'.
- Euh...
- Ben ses fringues, à cette heure-ci, faut au moins être en deuil pour porter des horreurs aussi tristounes chez soi.
- Je transmettrai , j'ai soupiré en refermant la porte.

Je sens que pour voir Griotte, maintenant, j'irai chez elle et David.