30 septembre 2009

Mais quelle copieuse cette Rihanna !


Mes copines n'ont jamais voulu me croire quand je leur ai raconté ma mésaventure Vénitienne, celle où j'ai dû montrer mon adorable derrière à un vieux curé vicieux pour sauver mon honneur de femme libre bafoué.



Eh ben là :

 Ah !

Aujourd'hui, je visite Venise. Après un tour de gondole, je décide qu'il est temps pour moi de faire une petite visite culturelle. Habillée très légèrement comme à mon habitude, avec un soutien-gorge léopard hyper-visible, je m'engouffre dans l'une des plus belles églises du coin : la Basilique Saint Marc.[...]
C'est aussi arrivé à Rihanna, vous me croyez maintenant ?

25 septembre 2009

Framboise et Griotte font leur melting pot


Il y a quelque jours, j'ai revu Griotte. J'arrive à ne plus trop lui en vouloir.

Et il fallait absolument qu'on arrange quelques trucs.

Et puis une chose en amenant une autre on s'est mis à parler du bon vieux temps, de quand on s'est connues, et de toute les bêtises qu'on a pu faire quand on était voisines, puis colocataires pour la première fois en angleterre.


Le mieux c'était quand même le drapeauthon.

Un soir, on s'était bien mise à l'amaretto. C'était une habitude. Elle frappait à la porte en pantoufles, on faisait nos modasses en critiquant nos derniers achats respectifs, on chambrait les peoples, ont rigolait en lisant The Sun (elle s'en servait pour la litière de son chat) et on finissait carpées à prendre des photos de nous à poil. (En se disant que justement on les enverrait bien à ce gentil tabloïd histoire de faire la page trois).

Un soir, on a eu une discussion très intéressante. Sur la nationalité qui assurait le mieux au lit. On voulu argumenter, prendre des exemples... Et là, ce fut le drame !

On s'est rendu compte, qu'on manquait cruellement d'originalité.

Français, Belges, Allemands, un Anglais par-ci par-là, un Espagnol pendant les vacances, un Américain occasionnel, et basta ! Notre paysage sexuel était d'une monotonie affligeante. Non seulement c'était honteux de notre part, un total manque d'ouverture (d'esprit, bien sûr). Mais en plus il nous empêchait de répondre à la question qui nous tenaillait le plus, et qui sans aucun doute intéressait tout le monde. Vous n'imaginez pas les conséquences sur le tourisme si on découvrait que les Islandais étaient les meilleurs coups du monde !

Alors on a fait Drapeauthon.

On s'est donné une semaine pour être incollables sur la sexualité des mâles de la planète. A Londres, ville cosmopolite s'il en est, à raison de deux nationalités par soir et à nous deux, on pouvait en faire 28. Et donc couvrir les cinq continents. C'était déjà pas mal pour une enquête préliminaire.

On a acheté trois gros paquets de capotes colorées (pour assortir aux couleurs), on a pris nos calepins et on est parties pour une semaine de folie (tout ça pour la science et la Connaissance, quelle abnégation !)

Exemples choisis :

Griotte s'est tapé un de ses collègues polonais dans les vestiaires :

Prélimaires : 2/5
Action : 4/5
Originalité: 2/5
Classe : 5/5 (il a sacrifié son manteau pour que Griotte n'ait pas froid en posant ses petites fesses sur la table)


Je suis rentrée dans un bar que je savais plein d'italien, j'ai fais des oeillades à la ronde en minaudant "Ciao" et je me suis jetée sur le premier potable qui a dit "bellllisssiiimmmaa!!!"
Préliminaire : 1/5
Action : 3/5
Originalité : 5/5 (il m'a emmené en haut d'une grue pour ça )
Classe : 4/5

J'ai attrapé un Jamaicain dans un bar underground :

Préliminaires 4/5
Action 5/5,
Originalité 4/5
Classe : 4/5,

Je l'avais emmené chez moi. Il n'en est ressorti que 10 heures plus tard, quand les voisins du dessous ont menacé de porter plainte si je n'arrêtais pas de gémir...

Bref. On a continué comme ça pendant une semaine. C'était amusant, surtout le soir où on s'est toutes les deux retrouvées sur notre palier, elle avec un Argentin et moi avec un Albanais. On a fini par se les échanger, histoire de voir si notre barême de notation était identique.

Le matin du huitième jour on s'est retrouvées pour un brunch bien mérité. J'étais sur les rotules et je marchais en cowboy. Griotte n'avait pas l'air plus fraîche.

Et pourtant il fallait bien délibérer, au nom du savoir et de l'information des masses.

Malheureusement, vous ne saurez jamais quelle nationalité est la meilleure au pieu, car on s'est endormie l'une sur l'autre sur le canapé en discutant des propriétés calmantes de cette merveilleuse crème vaginale aux extraits de sauge.
Quand on s'est réveillées, l'envie nous avait passé.

Par contre, je peux vous dire quelle réputation ont les Françaises à Londres...

17 septembre 2009

- Allô ?
- Bonjour, Mlle Candice Du Biais ?
- Elle-même.
- Framboise Hurtebise, j'espère que je ne vous dérange pas trop, une connaissance commune, Gabriel N. , m'a informé que vous étiez à la recherche d'une colocataire et...
- Vous recherchez une collocation. Il m'en a déjà touché un mot.
- C'est un homme charmant !
- Efficace en tout les cas, vous êtes libre ce soir ? 
- Parfaitement.
- On pourrait aller manger un morceau, et si tout se passe bien, je vous fais visiter l'appartement.
- Pas de problème, un lieu de prédilection ?
- Je vous en prie.
- Le Curieux ?
- ...
- Allo ?
- Ce sera parfait, c'est ce que j'aurai proposé. 21h00 ?
- Impeccable. Je vous reconnais comment ?
- Je porterai une mini robe noir et blanc de chez Gucci et de mon côté, qui dois-je guetter ?
- Je sortirais du travail, ce sera donc un ensemble Armani gris perle.
-  Parfait ! A ce soir !
- A ce soir.


(Je file ! )

12 septembre 2009

La petite Framboise et son hymen.

Oui, bon, je sais, vous avez tous fait une grimace moqueuse en lisant le titre. Vous vous êtes dit que mon hymen s'est fait la malle depuis longtemps. Ce qui est vrai d'ailleurs, et ce n'était pas à cause d'un accident de vélo ou d'une pratique trop intensive de l'équitation.

Et ça fait tellement longtemps que j'avais même oublié que j'avais eu une première fois.

On s'est chargé de me le rappeler il y a une semaine.

Je vais déjà vous raconter la première fois, sinon ça va encore m'échapper.

Éteignez les lumières, sortez vos lampes de poches, vos cheveux gras et enfilez vos chamallows sur vos baguettes, je vous parle d'un temps ou je lisais OK et Miss avec mes copines, qu'on fantasmait trop à mort sur les pectoraux de Philip des 2be3 et qu'on gloussait en lisant les rubriques "La Méga Top Honte" dans je sais plus quel magasine en mangeant des Mister Freeze (je vous parle d'un temps que les plus de 30 ans et moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. ) 

Donc voilà, j'avais presque 15 ans, c'était ma dernière semaine de collège, il faisait très chaud et on s'ennuyait dans la cour. Cassandre comptait ses points noirs avec un petit miroir de poche. Antigone chougnait parce que Léonce voulait pas aller lui rouler des pelles derrière le gymnase et Alceste était trop fier de son zippo. Moi je me demandais si en rentrant assez le ventre je pourrais rentrer dans cette super robe que Tori Spelling portait sur la couverture du magazine que je lisais quand Maixent est arrivé.

Maixent c'était le type trop beau à qui aucune fille n'avait jamais pu donner la main. Il ressemblait trop à Sébastien dans Hélène et les Garçons mais en plus jeune.

Quand il me parlait à moi c'était juste parce qu'il avait oublié de faire un exercice d'anglais et qu'il devait copier sur mon cahier. Sinon il restait avec les autres types trop beaux mais moins mystérieux toujours dans le même coin près de la loge du concierge. Nous on se mettait en face et on ricanait.

Donc Maixent est arrivé, il a posé la main sur mon magazine et il s'est approché tout près de mon visage. J'ai un peu paniqué parce que j'avais un bouton sur la joue gauche et j'étais pas sûre d'avoir mis assez de fond de teint.
- Framboise, faut qu'on parle. Il a dit ça à voix basse mais très fort. Assez pour que Cassandre en oublie son sébum et Antigone son Léonce.
J'ai regardé sa main sur mon magazine, et donc, sur mes genoux (il me touchaiiiiiiiiiiit)  et je suis remontée vers la figure de Maixent, l'air aussi blasée que possible.
- Tu veux quoi  ?
- Toi.
J'ai viré aussi rose que mon prénom et jeté un regard furieux à Antigone qui gloussait d'excitation en griffant trop pas discrètement le bras de Cassandre qui bavait d'angoisse. Maixent les a superbement ignoré.
- Viens, je te parle ailleurs. En tout bien tout honneur hein.
Je suis venue.

- Écoute Framboise m'a -t-il dit une fois assis l'un à côté de l'autre sur le tas de tatamis de la remise du gymnase, faut que je te dise un truc.
- Ah.
-Tu vois, je déménage demain. Pour toujours, je ne reviendrais plus jamais ici. Et j'ai jamais osé te dire que je t'aimais bien en fait.
- Ah, c'est gentil. (ne crie pas ne crie pas ne crie paaaaaas)
- Je peux te demander quelque chose ?
- Genre ? (je sais pas quoi faire je sais pas quoi faire je sais paaaas quoooooii faaaire)
- Un petit cadeau d'adieu.
- Tu veux que je te suce ? (ah si finalement je sais. )
(oui ça je faisais déjà, mais juste les potes de mon frère, c'est tout expliqué là.) - Euh... kkrrrr rueuhheuuu
- Maixent ?
- Nan c'est bon arrête de me taper dans le dos, je.. m'attendais pas à ça c'est tout. Je... t'es plus vierge ?
- Si. Enfin pas de la bouche mais le reste oui.

- Alors euh... On l'fait ?
- Là ?
- J'ai une capote.
- Ok alors.


5 minutes plus tard on ressortait un peu ébouriffés.
J'ai pas osé lui dire que j'avais pas senti grand chose. Je crois qu'il a pas osé me dire que je simulais mal.


Clotaire, Alceste et Agnan l'attendaient à la sortie du gymnase, en retournant m'asseoir avec mes copines j'ai vu Maixent qui leur montrait la capote qu'il avait dans la poche, et les deux autres ont juré et lui ont filé de la thune.
- Alors il t'a dit quoi ? M'a demandé Pénélope.
- On a fait l'amooouuur, j'ai répondu avec un air super heureux et mystérieux.
Cassandre est devenue complètement hystérique et la cloche a sonné. 


La semaine dernière à une fête chez Iphigénie, une copine de collège justement, j'ai revu Maixent. Il était toujours aussi beau et mystérieux. Et toujours la tête de Sébastien d'Hélène et les garçons mais en plus vieux cette fois.
Il m'a dit :
- Framboise.
J'ai dit : 
- Maixent.
- T'as maigri.
- T'as vieilli. Tu viens avec moi dans la chambre d'ami d'Iphigénie ?  On pourrait parler...En tout bien tout honneur, évidemment.

5 minutes plus tard on ressortait un peu ébouriffés.

08 septembre 2009

Framboise en transit.

- Framboise ?
- Mère ?
- Il y a un problème ?
- Mmmh, non. Pourquoi ?
- Tu es ici depuis une semaine. Tu n'es pas retournée une seule fois à Paris. Tu n'es sortie avec des amis qu'une seule fois.
- Ca t'ennuie ?
- J'ai toujours pensé qu'il serait merveilleux d'avoir une fille calme, attentionnée et souvent présente à mes côtés.
- Ah ! Alors c'est bien.
- Force est de constater que voir ses désirs devenir réalité, c'est les condamner à perdre une grande partie de leurs charmes.


" Jeune fille bien sous tous rapports et dans toutes les positions cherche colocation à Paris. Examinera toute proposition. Urgent. "

01 septembre 2009

Too much is never enough

La décoratrice d'intérieur m'a dit : "Faites un inventaire et prenez quelques photos avant ma visite."

J'ai voulu scanner le texte mais il y avait du yaourt tout vert sur la vitre de mon Espon.
Je crois que ça a été le truc de trop.
Si on me cherche je suis chez mes parents.