28 avril 2009

Gourgandine !

,J'ai eu un week-end super fatigant, Calixte m'avait prêté Baptiste et son appartement (je vous raconterais). Alors pour me délasser je me suis dit : "Framboise, ma chérie, pas de sexe cette semaine.Au moins jusqu'à jeudi."
Je me trouve très raisonnable.

Mais bon. Ce soir je m'ennuyais.
Alors, j'ai corrigé : "Framboise, cette semaine, tu te masturbes, c'est plus reposant que du sexe à deux ou trois"
Je suis allée chez Anne Archet pour trouver un joli petit texte histoire de me faire démarrer, j'en ai pas forcément besoin, mais à force de m'être tapée Griotte presque tous les soirs pendant deux semaines (David est rentré, ouf) je suis dans un petit délire lesbienne.
Alors j'avais envie.

Et je suis tombée sur ce test.
Je l'ai fait.
Je ne peux pas résister au tests, dès que j'en vois un je le fais. Sauf ceux pour les mecs ou ou les vraiment trop nazes, genre : "Allez vous bientôt être chauve ?" ou "Avez vous mauvaise haleine ?"(c'est con de faire un test pour ça, il suffit de rouler une pelle à la personne la plus proche, si elle s'évanouit : c'est oui. )

J'ai donc appris que j'étais vraiment une sale petite traînée.
La nouvelle m'a franchement réjouie ! Du coup j'ai encore plus envie de me mettre des doigts et plus si affinité.

Vous m'excuserez, j'y retourne.

(Et si il y a des filles qui me lisent, ce dont je doute un peu, mais sait-on jamais, allez le faire, c'est très amusant)


Lili

Si vous êtes vraiment curieux : Lili et ses frangines

26 avril 2009

Un gendre parfait

Lorsque Mère et moi allons dîner en tête-à-tête à Paris, c'est toujours dans le même restaurant. Je l'aime beaucoup (surtout un serveur) et je n'y fais jamais d'esclandre : seule avec Mère, danser nue sur la table n'a aucun intérêt, en fait. Quant à Mère, le restaurant ne répondant pas à ses standards habituels, elle appelle cela "dîner à la bonne franquette". C'est amusant lorsqu'elle dit ça, elle le fait sur le ton d'une jouvencelle d'internat prise à dire le vilain mot ("zizi") par la mère supérieure. Elle en poufferait presque, mais comme ça reste Mère, ça n'arrivera pas. Mère ne pouffe pas.

C'est ainsi que Dame Hurtebise vient régulièrement se "dévergonder" avec sa fille à Paris, et généralement la conversation s'axe assez rapidement sur des sujets très féminins : "Ma fille, quand trouveras-tu un mari ?"
Et comme, invariablement ma réponse est "Pas maintenant", elle prend sur elle de me faire des offres qu'elle estime tout à fait alléchantes. Nous n'avons pas les mêmes valeurs*.

Mercredi, devait être un de ces charmants tête-à-têtes mais ça ne n'est pas exactement passé comme ça, puisque c'est en compagnie de mon frère Calixte et de son ami Clément que je suis arrivée au L. (je vous dis pas où, vous allez venir draguer mon serveur favori). Mère était installée à la table habituelle, elle s'est levée haussant un sourcil, puis l'autre et elle les a froncés en même temps, réprobateurs, mais comme son regard était dirigé sur Calixte (le seul de ses rejetons dont elle espère généralement une explication sensée à toute situation sortant de l'ordinaire) je l'ai simplement saluée et je me suis mise en pourparlers avec Bastien, le serveur, pour qu'il nous installe à une table pour quatre suffisamment près de la sortie.
En cas de drame.
Pendant ce temps, Calixte présentait Clément à notre génitrice, c'était amusant.
- Mère, vous reconnaissez sûrement Clément de Latal, c'est le cousin par alliance de notre amie Phryne de Bars-Crassous, nous l'avons d'ailleurs rencontré au mariage de son cousin et de Waudru il y a quelques années.
Mère m'a coulé un regard assassin par dessus l'épaule de Bastien, comment oublier ce mariage* ? Mais Clément n'a pas cillé et Calixte a poursuivi, stoïque :
- Il est chercheur aux facultés et détaché pédagogique, il tenait absolument à vous être présenté.

Nom de famille AOC, fréquentations estampillées Label Rouge et coutumières de la salle à manger familiale, emploi aussi stable que celui d'une vache à regarder passer les trains, Mère a su apprécier le pédigrée de l'animal et l'a salué de bonne grâce. Clément a d'ailleurs très vite gagné des points supplémentaires en félicitant le jury sur Kelly**.
Toutefois, Mère restait sur ses gardes, vu les récents écarts sexuels de Calixte, c'était compréhensible. Sans compter que Clément étant toujours tiré à quatre épingles, on peut douter pour lui aussi. Comment savoir lequel d'entre nous avait jeté son dévolu sur cette bête de compétition ?

Clément a dissipé une partie de ses doutes en grillant la politesse à Bastien pour me présenter mon siège, pendant que Calixte s'occupait d'installer Mère. Un ballet de galanteries bien huilé, à croire qu'ils avaient répété.

Nous étions prêts pour un repas fantastique où j'allais devoir faire semblant d'être follement amoureuse du type le plus mesquin de la planète, dans l'unique but de ne pas finir mariée avec un individu encore plus imbuvable (même si, à part Hermance, je ne sais pas si ça existe). On avait beau s'y être préparé, ça n'en était pas moins stressant. Surtout que j'avais promis juré craché de rester bien sobre.

J'ai donc décliné à contrecoeur l'apéritif que Bastien me proposait et j'ai plongé le nez dans mon menu.
- Framboise, ma douce, que me recommandes-tu, m'a demandé Clément.
J'ai failli lui faire remarquer que je ne l'avais jamais autorisé à me tutoyer quand je me suis souvenue que nous allions annoncer à Mère que nous sortions ensemble. Il fallait être crédible :
- Leur souris d'agneau au miel et aux épices est délicieuse, mon Chéri, n'est-ce pas Mère ?
Et j'ai réprimé un sursaut. A gauche Calixte me tapait dans le tibia, à droite Clément m'écrasait les orteils. Clément déteste l'agneau. Et oui : je le savais. Mais mère a renchéri presque aussitôt :
- Tout à fait, j'en prends très souvent, vous devriez absolument essayer. Kelly en est très friande elle aussi.
- Alors si Kelly aime ça, a soupiré Calixte en jetant un regard blasé au chihuaha qui bavait sous la chaise de mère.
Mon fiancé de pacotille dû donc se résigner. Quel dommage, j'étais vraiment, vraiment désolée pour lui.

Une fois la commande passée, Mère a demandé des nouvelles de Phryne.
A Calixte.
Elle, tout comme Phryne, ne s'est jamais remise de la rupture de leurs fiançailles. Calixte bien en peine de répondre puisqu'il la snobe depuis des mois,s'est tourné vers moi.
- Elle va bien, elle organise une petite fête ce week-end pour l'acquisition de sa 500e poupée barbie. Je crois que tu es invité Calixte, tu devrais y aller, moi j'ai dû décliner.
- Mais tu vas toujours aux parties chez Phryne, s'est étonnée Mère.
J'ai pris le temps de refuser le vin que Bastien voulait me servir avant de répondre en saisissant la main de Cl'm. (beurk)
- Clément et moi passons le week-end dans l'une des résidences de sa famille, comme les beaux jours reviennent, nous avons décidé de nous offrir un week-end en amoureux à la campagne.
Mère en a laissé tombé sa fourchette.
Clément avait la main moite, c'était insupportable.
Je lui ai fait mon plus beau sourire et j'ai gloussé.
Calixte m'a balancé un nouveau coup de pied.
Dieu que c'est dur de rester sérieuse plus d'un quart d'heure.
Et pourtant j'ai dû le faire, puisque lorsque Mère s'est remise de l'émotion de savoir que, non seulement je pouvais passer un week-end à la campagne de mon plein gré, mais qu'en plus quelqu'un acceptait de m'y accompagner, il a fallu lui expliquer comment Clément et moi avions depuis quelques semaines déjà, noué des liens si solides que nous souhaitions qu'elle l'apprenne.

On avait bien réparti les rôles avant le repas. Calixte devait faire de son mieux pour qu'en partant Mère soit absolument rassurée sur la situation financière de la famille Latal. Clément, lui, devait renouveler à chaque occasion les preuves de son attachement pour moi (il avait toujours les mains moites, c'est le stress ou c'est chronique ?) et s'efforcer de plaire à Mère ( qui est d'ailleurs tombée sous le charme immédiatement. Comme quoi Mère et moi n'avons absolument pas les mêmes goûts). Moi, je devais juste être sage et ne pas faire trop de bruit. J'avais promis.

Mais il y a eu des moments difficiles. Par exemple : Mère demandant pourquoi nous n'avions pas rendu notre relation publique plus tôt. Entendre Clément répondre très poliment tout en me pinçant la pommette que, par respect pour ma réputation, il avait préféré attendre que ma rupture de fiançailles d'avec Hermance soit de l'histoire ancienne. Car il ne tenait absolument pas, voyez-vous, à me faire passer pour une jeune fille volage. Ça c'était tordant. Sauf que je déteste qu'on me pince la pommette.
On avait beau avoir prévu la question, j'ai vu Calixte recracher un truc dans sa serviette. Moi, j'ai réussi à aller étouffer mon fou rire aux toilettes, non sans ébouriffer les cheveux de mon promis jetable au passage. Je sais qu'il déteste ça. Ça vaut bien un pincement de pommette. Et puis comme j'allais faire pipi, c'était pas grave de toucher ses cheveux, j'allais me laver les mains de toute façon.

Ça a été très dur aussi, de ne pas se moquer en saisissant le petit manège de Clément. Dès que Mère regardait ailleurs il glissait prestement un morceau de viande sous la table, pour le plus grand plaisir de Kelly. Je l'aurais bien dénoncé, mais ce n'était pas dans mon intérêt. Dommage...

Arrivé au dessert,Mère était euphorique et totalement conquise.
- Clément, vous devriez absolument essayer leur parfait glacé à la framboise, il est sompteux, s'est empressé de conseiller ma mère quand Bastien est venu s'enquérir nos envies en sucreries.
C'est dommage, Clément déteste les framboises. Mais là c'était pas ma faute.
- D'ailleurs, Kelly en est elle ausi très friande, a murmuré Calixte en faisant semblant de tousser.
- Calixte ! Tu sais très bien que Kelly n'a pas le droit au mignardises sucrées, c'est mauvais pour sa tension, a soupiré Mère.
J'ai vu les épaules de Clément s'affaisser légèrement. J'ai presque eu pitié, mais j'étais trop occupée à choisir mon dessert.

Finalement l'ordalie n'a pas duré si longtemps, hormis toutes les fois ou Clément et moi avons du nous toucher, ce qui me provoquait des frissons de dégoûts incontrôlables, tout c'était plutôt bien passé. Nous avons quitté le restaurant repus, et j'avais la certitude d'être en paix pour les semaines à venir.

Mère avait beaucoup bu : toute émoustillée par la nouvelle elle avait plusieurs fois vidé son verre à longues gorgées, et Calixte avait passé le repas à lui remplir son verre, espérant que l'alcool lui brouillerait suffisement la vue pour qu'elle ne s'aperçoive pas que les regards pleins de sentiments que Clément et moi nous lancions contenaient plus de haine pure que de passion sans nuage.

Calixte s'est donc proposé pour l'accompagner jusqu'à sa voiture et son chauffeur à quelques dizaines de mètres de là. Clément et moi sommes restés à l'attendre près de la sortie du restaurant.
- Je vous hèle un taxi ou vous prenez le métro ? m'a demandé Clément.
- Vous seriez serviable vous feriez un détour pour me ramener en voiture.
- Bien. Au point où j'en suis. Je vous dépose chez vous ?
- Non merci, je vous ai assez vu, je vais prendre un taxi.
- Vous ne pouvez pas vous en empêcher ? Je me dévoue et voilà comment je suis remercié.
- Vous avez été tiré au sort et je ne vous ai rien demandé. C'est pas ma faute si vous faites tout ce que Gabriel et Calixte vous disent de faire, non mais.
On a du élever la voix un peu trop parce que du coin de l'œil, j'ai vu Mère se retourner et s'arrêter, suspicieuse. Calixte derrière elle a fait un geste paniqué. Clément m'a saisie, ses lèvres dangereusement proches des miennes, par réflexe je l'ai embrassé. On n'est resté une demie minute comme ça, la bouche sèche de Clément collée contre mes adorables lèvres. Beurk beurk beurk.

- Otez vos mains de mes fesses, a-t-il grogné en se dessoudant de moi quand on a été sûrs que Mère avait repris la route, rassérénée à la vue de nos épanchements buccaux.
- Désolée, l'habitude. Et vous n'étiez pas obligé de vous coller autant contre moi, Mère n'a pas besoin de croire que vous me pelotez les seins.
- Excusez moi de faire du zèle, c'était un réflexe aussi.
Il s'est un peu retourné pour soupirer :
- Et une Framboise de plus ou de moins, je vais être malade cette nuit de toute manière.
- Vous êtes ignoble. Cela dit, vous fûtes parfait, Calixte et moi, on vous revaudra ça.
- Ça ne me rassure pas.
- Oh vous !!
Calixte est revenu près de nous alors qu'on allait en venir aux mains, il avait peine à marcher tellement il rigolait.
- Alors, c'est pour quand Framboise?
- Hein ?
- Sur le chemin, Mère m'a demandé si à tout hasard tu n'étais pas enceinte, tu n'as pas bu d'alcool du repas et elle conçoit mal pour quelle autre raison un type aussi prometteur que Cl'm consentirait à t'épouser.

On s'est séparé très fâché.


*Père m'a envoyé un petit texto avec le nom de quelques promis sur la liste, je les ai googlé, l'un deux, un baron anglais, avait 73ans. Sérieusement.
**tout le monde s'en souvient sauf moi ,en fait.
*** Bon là c'est de la triche on l'avait briefé avant qu'il valait mieux féliciter mère à propos de son chihuahua qu'a propos de ses enfants.

20 avril 2009

Résumé des épisodes précédents

La semaine dernière, je réalisais avec horreur que Mère s'était remise en tête de me trouver un fiancé.
Imaginez mon désespoir quand je me suis rendue compte que c'est Calixte, mon frère, la chair de ma chair, le sang de mon sang, même qu'on partage tout ( même mes petits copains, mais ça je suis pas trop pour quand même), qui lui avait remis cette idée en tête.

Vu le fiasco du dernier fiancé, je pensais avoir la paix plus longtemps.

Bref, pour me venger de la conduite indigne de mon fraternel, j'ai hacké son blog. Celui qu'il tient en compagnie de ses amis Gabriel, (dit Le Graphopathe ) et Clément (dit l' Insupportable Pédant ).
Et comme j'avais les clés, tant qu'à faire, j'ai refait la déco et posté  toute la semaine là-bas !

Mercredi, Mère m'organise un dîner "rien que toutes les deux" où je n'en doute pas elle va me sortir une liste de prétendants longue comme le bras. Ma seule chance d'échapper à un nouveau calvaire c'est que Calixte la fasse changer d'avis.  Mais il n'a toujours pas cédé. Et pourtant je n'y vais pas de main morte par chez eux.et eux ne m'épargnent rien dans les commentaires.

Soutenez-moi, chers lecteurs, pensez, si je me marie, mon Boudoir se transformera en Buanderie, qui veut lire ça ? ( A part la séance de tripotage sur la machine à laver pendant le cycle d'essorage, qu'est ce que je vais bien pouvoir vous raconter ?)

15 avril 2009

Le dépuçelage de Geek en une leçon

Mon frangin m'a encore fait un coup bas.
Il en veut encore à mon célibat.
Alors je me suis vengée, et j'ai fait une BA par la même occasion.

Vous trouverez plus d'explications par là.

10 avril 2009

Viens chez moi, j'habite chez une copine.

David est parti en reportage depuis lundi.


Voilà donc presque une semaine que nos voisins ne voient plus Griotte passer d’un appartement à l’autre en petite culotte, ou en soutien-gorge (plus rarement les deux en même temps), ça doit les reposer. Moi par contre ça me fatigue : Griotte est beaucoup plus à la maison.


Or, en ce moment je ne sors pas. Je suis très sage. Vu les dernières menaces en date de Calixte, si je ne me tiens pas à carreau, si j’atterris ne serait-ce qu’une fois au poste, si une soirée mondaine dérape et que les échos en parviennent aux oreilles de Mère, c’en est fini de ma tranquillité ! Ils vont encore me trouver un emploi, un fiancé ou une horreur du même acabit. Alors je reste sagement à la maison le soir.


Rien de grave en soi, mais avec Griotte en permanence dans l’appartement ça me pose un petit problème.

Démonstration :

- Framboise ?
- …
- Framboiseeeuh.
- Mmmmh
J’ai posé mon livre et décroisé les jambes. Griotte, allongée sur le canapé, une jambe passée par-dessus le dossier, son furet dans le cou, me jetait des regards désespérés.
- Je m’ennuie.
- Lis un livre.
- …
- …
- Nan mais je m’ennuie vraiment !
- Tu veux qu’on joue à la Wii ?
- Bof…
- Tu veux qu’on regarde un film ? Gabriel m’a prêté…
- …laisse tomber.
- Oui, t’as raison. Qu’est ce que tu veux faire ?
- Je veux du sexe.
- Appelle un ex.
- Pas envie.
- Mandarin ?
- L’est à Hong kong ce mois -ci, suis un peu.
- Alors je ne peux rien pour toi. Ais-je soupiré en reprenant mon livre. J’avais à peine retrouvé ma ligne que Griotte soupirait
J’ai levé les yeux discrètement, elle avait posé Poupoune par terre et sa seconde jambe avait glissé sur vers le sol. De mon fauteuil je voyais très bien qu’elle n’avait pas de petite culotte sous la nuisette qu’elle avait remontée jusqu’à la taille. Et qu’elle avait tenté une épilation américaine, la petite coquine.
J’ai levé les yeux un peu plus. Elle m’a lanté un regard lascif.

J’ai fait mine de replonger dans mon livre, mais il faisait déjà un peu humide. Comment voulez vous suivre une intrigue quand votre coloc’ commence à se tripoter le clitoris en plein dans votre angle de vision ?
De sous mes cils, je la voyais délacer le haut de sa nuisette d’un doigt paresseux.
Elle est très agaçante quand elle s’y met.
J’ai posé mon livre.
- Tu ne veux pas aller dans ta chambre pour faire ça ?
- Je suis bien là, t’as qu’à changer de place.
- Ah oui ?
- Oui.
- Et je peux t’aider aussi, tant qu’on y est ?
- Tu ferais ça ?
- Mais je ferais tout pour toi ma chérie, j’ai soupiré.
Elle s’est levée balançant sa nuisette en chemin et tous tétons dehors, en moins de temps qu’il n’en faut à Calixte pour vider une bouteille de Mumm, elle s’est retrouvée à califourchon sur moi. Je n’ai pas eu le temps de protester, de lui expliquer que c’était du second degré, ou quoi que ce soit d’autre. Elle avait fourré sa langue dans ma bouche.
Elle est super douée avec sa langue quand elle ne s’en sert pas pour parler.

Bon je ne vais pas tout vous décrire par le menu, vous êtes grands, vous savez tous ce que font deux filles entre elles quand elles n’ont pas de mec à se mettre sous la langue.
Au niveau de la bande son ça donnait ça :
Framboise ….

Oh Framboise….
Mmmmh…
Oh…
Griotte….
Oh
Griotte
Oooh
Griotte tu me tires les cheveux
Oh pardon
Aaaah
Oh mmrrammoisse
T’es pas obligée de parler quand tu fais ça…
hhooggay
Ooohohhhh

Quand on a eu fini, et qu’on était sagement allongée l’une à côté de l’autre et j’ai essayé de me souvenir de la dernière fois où j’ai tripoté une fille.
Impossible, je n’arrivais pas à me concentrer, et pour cause : Griotte n’arrêtait pas de me lécher le téton gauche. Ça me rend folle.
Alors pour l’occuper je lui ai demandé, à elle :
- C’est quand la dernière fois que tu as couché avec une fille Griotte ?
- Ben, tout de suite.
- Je veux dire avant.
- Oh, euh, tu te souviens en Angleterre quand on a fait un drapeauthon*. J’avais un mec de retard sur toi, alors j’ai pris une fille.
- C’était pour quel pays.
- Ben elle m’a dit qu’elle habitait à Lituanie, C’est au Portugal non ?
J’ai pas répondu.
J’avais sommeil soudain.
- Framboise …
- …
- Oh Framboise….
- Mmmmh…
- On recommence demain ?


Ca c’était lundi.
Elle a remis ça tous les soirs.
J’en peux plus. Phryne est en vacances, je suis interdite de séjour chez Calixte alors ce matin j’ai fui à Epernay, chez Père et Mère, j’avais oublié quel jour on est.
Mère est aux anges. Moi beaucoup moins.
Demain je me sauve ailleurs. Un bon samaritain ?




Vivement que David rentre.




*Drapeauthon : concours entre plusieurs filles consistant à se taper le plus de mecs de nationalités différentes sur une période donnée. On en reparlera.


Image : tirée de Scarlet Diva d'Asia Argento, je crois.

05 avril 2009

Charles ! Attends !

Vous ne le répéterez à personne hein ?
Promis ? Juré ? Bon.. alors je vous raconte.

Il y a presque un an de cela, j'étais à Los Angeles. On n'y a passé qu'un week-end, moi j'aurais bien aimé y séjourner un peu plus longtemps, mais c'est vrai qu'en compagnie de Père et Mère et de mon dégénéré de cousin Estèphe, mieux valait ne pas trop s'y attarder.


Pourquoi toute la famille s'est elle retrouvé à L.A. ?

Pfff...

Pour le bête mariage de la fille d'un cousin au second degré de ma mère. Un truc, je vous raconte pas, y'avait bien mille personnes au banquet. Mille et une d'ailleurs, car la mariée comptait pour deux.

Bref, je m'embêtais à cent sous de l'heure en grignotant au buffet, tout en essayant de repérer un type valable avec qui je pourrais tranquillement m'esquiver pour passer une fin de nuit un peu moins mesquine. Malheureusement, tout les beaux gosses musculeux qui croisaient mon regard semblaient invariablement avoir une blonde à forte poitrine et aux lèvres siliconées pendue au bras.

J'aurais bien aimé que Calixte soit là, à l'époque on s'entendait plutôt bien, il m'avait pas encore volé mon mec. Au moins j'aurais eu quelqu'un pour discuter, mais le pleutre, prétextant un séminaire en Finlande, m'avait fait faux bond.
J'en étais là de mon ennui, accoudée au buffet dans une pose lascive que j'espérais affriolante quand j'ai été dérangée par l'horrible odeur d'œuf pourri qui se dégageait du type près de moi.

Comme la salle était remplie à craquer de WASPs rasés/épilés de frais et parfumés au Ralph Lauren, je me suis dit que j'étais victime d'une simple illusion olfactive. Et j'ai tourné la tête pour vérifier.
Wow... J'ai fait en dévisageant le clodo au visage grêlé et à l'air vieux comme une collection printemps/été Chanel des années 70 qui se goinfrait près de moi dans l'indifférence générale. Il m'a jaugé de haut en bas, l'œil torve et a lâché le petit four qu'il tenait pour essayer de me mettre une main au panier.

J'ai pensé à appeler la sécurité, qui n'avait pas bien fait son boulot, mais le type m'a coupée net dans mon élan.

- Hé mignonne comment tu t'appelles ? Tu viens souvent toute nue aux mariages ? Tu es la bimbo qui doit sortir du gâteau?

Je me suis empressée de lui rétorquer que ma robe, bien que courte n'en restait pas moins couvrante et de fil en aiguille, on a fini par cesser de se disputer et une vraie conversation s'est engagée. L'odeur d'œuf gâté et celle de vinasse bas de gamme de son haleine ont fini par s'estomper, l'habitude sans doute.

En fait, c'était Bukowski.

Ça tombait sous le sens, vu que le père de la grosse cousine américaine bosse dans l'édition.

Il m'a parlé de ses romans, comment l'alcool l'avait inspiré, m'a dit son avis très intéressant sur les femmes, il est parti dans des diatribes enflammées et sans concession sur la société américaine, les yuppies et le libéralisme, on était pas tout à fait d'accord, j'aime beaucoup les yuppies américains, ils ont de belles voitures, des appartements de luxe avec piscine et ils font des supers cadeaux et comme ils n'ont aucune culture autre que celle qui leur sert pour le boulot, y' même pas à parler entre deux séances de jambes en l'air, ils sont tout bénef' les yuppies...

Mais ça Bukowski ne peut pas le savoir.

Tout la soirée on a parlé de ses romans et de ses poèmes, que j'ai fait semblant d'avoir lus, alors que je n'ai lu que trois pages des Contes de la folie ordinaire, avant de décider qu'un type laid qui fourre des préposées au courrier sur la photocopieuse ne mérite décidément pas mon attention.

Mais bon, il est célèbre, j'ai bien d'être à la bonne avec les people, même si ils sont vieux et qu'ils ont l'air d'être un peu incontinents.

Et Charles parlait, il parlait et parlait encore... Et je ne sais même plus comment on s'est retrouvé dehors, loin du banquet, bras dessus, bras dessous à baguenauder de bouge en bouge, à boire ce que les américains appellent du vin et qui sur mon palais avait plutôt un goût de vinaigrette.

Y'a pas, Bukowski, il a la gouaille, je suis restée suspendue à ses lèvres affreuses toute la nuit, suffoquée par ses histoires de baise, de débauches et de putes grasses, alcooliques mais au cœurs gros comme ça. Je lui ai raconté mes nuits londoniennes, il m' a dit que si j'avais pas l'air aussi pintade je pourrais devenir quelque chose, mais que j'étais tellement gourdasse que j'étais même pas bonne à fourrer. J'ai pas trouvé ça très sympa, mais j'étais trop saoule pour protester.
Et vu la manière dont il n'arrêtait pas de me tripoter les seins ce vieux dégueulasse, il devait pas vraiment penser ce qu'il disait.
Mais pendant une nuit, c'était la vie crasse, la vraie, qui m'a envahie. Celle des matins bièreux, les yeux jaunis d'alcool, celle des coups, des bagarres, la vie de bohême comme je ne la vivrais jamais.
C'était génial ! Je m'y croyais trop ! Grâce à Charles j'ai pris la mesure de l'Amérique urbaine, l'originale, la profonde ! Il m'a tout expliqué et c'était trop bien.
Pour une nuit hein, parce que pour toute la vie, non, bof...

Y'a un moment, par contre, c'est devenu tout noir et je me suis réveillée sur une plage, allongée sous un tas de cartons. C'est un sauveteur trop mignon qui m'a sortie de ma torpeur en me secouant sans ménagement, j'étais pas très fraîche et j'ai jamais retrouvé mon sac à main.

Un peu puante, et l'œil vitreux je suis rentrée au Hilton où notre famille logeait. C'est Mère qui a dû aller me chercher dans le lobby, car le portier refusait de me laisser entrer.

- Mais où étais-tu encore passée ? Je me faisais un sang d'encre.

- Woaaah Mère, vous ne devinerez jamais avec qui j'ai passé la nuit !

- Dis toujours, mais après va prendre une douche, tu empestes.

- Je me souviens plus de grand chose mais j'étais avec Bukowski ! Charles Bukowski !

- Ma pauvre fille, tu as décidément besoin de sommeil. Bukowski est décédé il y a 14 ans.


Je n'ose même pas vous dire combien de temps j'ai passé sous la douche...

01 avril 2009

C'est décidé !

Puisque je ne peux pas avoir Baptiste, je troque mon boudoir contre une cellule : 
J'entre dans les ordres.

(J'ai trouvé ce petit bouquin caché entre une bible et un code civil chez Phryne, j'ai pas pu m'en empêcher, je l'ai emprunté.)